Critique

[critique ciné] L’Homme de la cave: salutaire mais prévisible

Philippe Manche Journaliste

Montrer la victimisation intellectuellement malhonnête de l’antisémitisme primaire est plutôt salutaire. Dommage toute fois que l’ensemble s’avère somme toute prévisible et finit par déforcer le propos.

Ce nouveau long métrage de Philippe Le Guay (Les Femmes du 6e étage) est inspiré d’une mésaventure survenue à un couple d’amis du réalisateur. Hélène (Bérénice Bejo) et Simon (Jérémie Renier) décident de vendre leur cave à un drôle de bonhomme, Fonzic (François Cluzet) qui s’y installe contre toute attente. Aussi toxique que le message qu’il distille (il est négationniste), l’animal va empoisonner la vie du couple et de son entourage. À l’heure des complotistes en tout genre et de l’omniprésent Zemmour, montrer la victimisation intellectuellement malhonnête de l’antisémitisme primaire est plutôt salutaire. Dommage toute fois que l’ensemble s’avère somme toute prévisible et finit par déforcer le propos.

De Philippe Le Guay. Avec François Cluzet, Bérénice Bejo, Jérémie Renier. 1 h 54. Sortie: 13/10. **(*)

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