Critique

[Critique ciné] Les Étendues imaginaires, d’une troublante beauté

Jean-François Pluijgers
Jean-François Pluijgers Journaliste cinéma

DRAME | À l’exception des films d’Eric Khoo, le cinéma singapourien reste un continent largement inconnu.

C’est dire l’intérêt suscité par Les Étendues imaginaires, le second opus de Yeo Siew Hua, Grand Prix au festival de Locarno. Adoptant lointainement la forme d’un polar, l’histoire suit les évolutions de Lok, un flic insomniaque enquêtant sur la disparition d’un ouvrier chinois d’un chantier de construction, et plongeant dans son existence jusqu’à s’y estomper. Entre brume et néons d’un cybercafé, Les Étendues imaginaires esquisse le portrait d’une ville en friche et de ceux qui y évoluent à tâtons, main-d’oeuvre immigrée exploitée comme âmes errantes. D’une troublante beauté, un film-rêve menaçant toutefois par endroit de s’enliser dans ces sables importés permettant à Singapour de gagner sur la mer…

De Yeo Siew Hua. Avec Peter Yu, Liu Xiaoyi, Luna Kwok. 1h35. Sortie: 05/06. ***(*)

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