Critique

[Critique ciné] Ixcanul, étrange et fort

Ixcanul de Jayro Bustamante © DR
Jean-François Pluijgers
Jean-François Pluijgers Journaliste cinéma

DRAME | Entre réalité prosaïque et aspirations cosmiques, le premier film de Jayro Bustamante trace le portrait d’une jeune indienne maya à la détermination farouche.

Inscrit dans la lumière incertaine d’un volcan guatémaltèque, Ixcanul déroule l’histoire de Maria, jeune fille maya de 17 ans, promise à l’intendant de la plantation de café où travaille sa famille. Un mariage arrangé auquel elle va opposer, de toute force, ses rêves d’ailleurs -ainsi de ce mirage américain que lui fait miroiter Pepe, un ouvrier saisonnier. A sa suite, Jayro Bustamante signe un film singulier, composant le tableau fascinant d’un réel âpre rythmé par les rituels et autres traditions ancestrales, en quelque vision de l’intérieur d’un univers inconnu balançant entre quotidien prosaïque et aspirations cosmiques. Une dimension quasi ethnographique à laquelle le réalisateur débutant ajoute le portrait d’une femme à la détermination farouche, en une perspective scintillante voilée d’amertume, au coeur d’un film aussi fort qu’étrange.

DE JAYRO BUSTAMANTE. AVEC MARÍA MERCEDES COROY, MARÍA TELÓN, MARVIN COROY. 1H30. SORTIE: 25/11.

Dans le Focus du 20 novembre, notre interview de Jayro Bustamante.

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