Critique

[critique ciné] I Care a Lot: interminable barbotage

Nicolas Clément
Nicolas Clément Journaliste cinéma

Trop long, beaucoup trop bavard, surexplicatif au possible.

En reine de l’arnaque et du mensonge tombée sur un os, Rosamund Pike évolue ici dans un registre (manipulation retorse et cynisme glacé) proche de celui qui l’avait imposée dans le Gone Girl de David Fincher. Mais l’écriture ne suit absolument pas dans ce nouveau divertissement-baudruche absurdement emphatisé, hyper conscient de lui-même et de ses effets clinquants, qui noie jusqu’à l’absurde le grand n’importe quoi de son propos sous des couches et des couches de musique-camouflage. Trop long, beaucoup trop bavard, surexplicatif au possible, I Care a Lot a tout du film chic et toc qui roule des mécaniques mais tourne à vide. Un interminable barbotage dans les entrailles défraîchies du rêve américain.

Comédie noire de J Blakeson. Avec Rosamund Pike, Peter Dinklage, Dianne Wiest. 1 h 58. Sortie: 11/08. *(*)

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