Critique

[Critique ciné] HHhH, objet bâtard sans profondeur

Nicolas Clément
Nicolas Clément Journaliste cinéma

DRAME/BIOPIC | Une adaptation ratée du livre de Laurent Binet, Goncourt du premier roman en 2010.

[Critique ciné] HHhH, objet bâtard sans profondeur

Drame psychologique? Film de guerre? Biopic? Thriller? HHhH est un peu tout ça à la fois, son réalisateur Cédric Jimenez (La French) embrassant, sans jamais trop savoir quoi choisir, tous ces genres avec une seule constante: son absence totale de point de vue. Filmant d’abord avec une fascination assez problématique l’ascension fulgurante de Reinhard Heydrich, militaire déchu reconverti en implacable haut dignitaire nazi, il s’intéresse ensuite au destin de ses futurs assassins, deux jeunes résistants, l’un Tchèque, l’autre Slovaque, sur le mode d’un suspense aux accents héroïques plutôt embarrassants. Objet bâtard, sans profondeur, à la mise en scène décorative: une adaptation ratée du livre de Laurent Binet, Goncourt du premier roman en 2010.

De Cédric Jimenez. Avec Jason Clarke, Rosamund Pike, Jack O’Connell. 2h. Sortie: 20/09. *

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