Critique

[à la télé ce soir] M.C. Escher: l’explorateur de l’infini

© Pedro Ribeiro Simões
Julien Broquet
Julien Broquet Journaliste musique et télé

Un tout bon docu dans lequel on croise notamment le chanteur Graham Nash, dont il a changé à jamais le regard.

À San Francisco, les hippies reproduisaient ses oeuvres de manière totalement illégale et lui ne comprenait pas que cette jeunesse débridée apprécie autant son travail. Il avait même commencé à trouver ça pénible. Artiste néerlandais mort en 1972, Maurits Cornelis Escher a élaboré un langage que quasiment personne ne parle. « Je suis trop bête pour être un scientifique et je ne suis pas non plus un artiste, disait-il. Je flotte quelque part entre l’art et les mathématiques. » Si ce drôle de bonhomme craignait d’être la seule personne au monde capable de réaliser un bon film à son sujet, Robin Lutz en tire un plutôt joli portrait. Celui d’un mec insaisissable né dans une famille de scientifiques instruits et fortunés, qui a entamé une école d’architecture et d’arts décoratifs avant de bifurquer vers la gravure sur bois. Un type qui a envoyé bouler Mick Jagger et se demande comment les jeunes peuvent concilier son art avec l’usage de la drogue. Un tout bon docu dans lequel on croise notamment le chanteur Graham Nash, dont il a changé à jamais le regard.

Documentaire de Robin Lutz. ***(*)

Mercredi 26/01, 01h25, Arte.

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