Critique

[à la télé ce soir] Love Life (saison 2)

© DR
Nicolas Bogaerts Journaliste

La deuxième saison de cette série anthologique sur les aléas de la vie affective urbaine estampillée « c’est compliqué » est portée par le charme de son acteur principal, William Jackson Harper (The Good Place).

Il incarne Marcus, trentenaire en passe de divorcer. Sur les ruines de ses illusions amoureuses, il tente de diluer sa crise existentielle dans une multiplicité de rencontres sexuelles, d’un ou plusieurs soirs, mais sans lendemain. La dynamique rom-com est ici inversée. La première saison racontait comment le personnage de Darby (Anna Kendrick, qui fait une apparition) suivait en dilettante les injonctions à la romance jusqu’à son mariage. La trajectoire de Marcus par contre est celle d’un homme qui tente de lécher ses plaies après l’échec matrimonial, évite de s’engager et trouve dans les corps d’autrui une manière de se reconstruire. À ce safari ombilical et sexuel attachant, il manque probablement une forme de critique de l’utilitarisme émotionnel et charnel pour en faire un marqueur complet de l’époque.

Série créée par Sam Boyd, Bridget Bedard et Rachelle Williams. Avec William Jackson Harper, Jessica Williams, Chris Powell. ***(*)

Vendredi 04/02, 22h00, Be Séries.

Partner Content