Critique

[à la télé ce soir] Le Jour des morts-vivants

© united film distribution
Louis Danvers
Louis Danvers Journaliste cinéma

Un excellent film d’horreur, pimenté de critique sociale et politique comme toujours chez Romero.

« Les morts ne le sont que légèrement… » La phrase du cinéaste et poète français Jean Epstein, réalisateur en 1928 d’une admirable La Chute de la maison Usher, aura trouvé une singulière illustration dans la saga des zombies de George A. Romero. De La Nuit des morts-vivants (1968) au Vestige des morts-vivants (2010), le cinéaste new-yorkais aborda six fois au total le thème de la confrontation entre humains et zombies. Le Jour des morts-vivants est le troisième film de la série, et il fait partie des meilleurs. Fuyant l’invasion planétaire des monstres affamés de chair, un groupe de survivants y a trouvé refuge dans un camp fortifié. Militaires et scientifiques s’opposent dans l’ancien silo à missiles de la guerre froide qui leur sert d’abri. Un zombie en voie de ré-humanisation aiguisera les passions, tandis que ses congénères préparent l’assaut final… Un excellent film d’horreur, pimenté de critique sociale et politique comme toujours chez Romero.

Film d’horreur de George A. Romero. Avec Lori Cardille, Terry Alexander, Joseph Pilato. 1985. ****

Jeudi 27/01, 23h30, Arte.

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