Critique

[à la télé ce soir] Le Fanfaron

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Louis Danvers
Louis Danvers Journaliste cinéma

La comédie à l’italienne trouve une de ses plus belles illustrations dans ce Fanfaron (Il Sorpasso) signé d’un Dino Risi par ailleurs réalisateur de ces autres perles que sont La Marche sur Rome (1962) et Les Monstres (1963).

Le formidable Vittorio Gassmann, acteur emblématique s’il en est, y brille au volant d’une Lancia Aurelia B24 filant à toute allure dans un pays en plein miracle économique. Bruno Cortona, amateur de jolies femmes et de conduite sportive, cherche un paquet de cigarettes et un téléphone en ce jour férié du 15 août. Il va trouver un compagnon de virée en la personne d’un étudiant timide et bosseur (Jean-Louis Trintignant), d’abord résistant puis gagné à la cause hédoniste du bruyant Bruno… La critique sociale est grinçante, l’humour se fait mordant, la satire n’épargne en rien l’Italie bourgeoise de l’époque. Mais un sombre présage accompagne les protagonistes dans leur périple, donnant une dimension supplémentaire à une oeuvre qui allait inspirer Dennis Hopper pour son Easy Rider de 1969.

Comédie de Dino Risi. Avec Vittorio Gassman, Jean-Louis Trintignant, Catherine Spaak. 1962. ****(*)

Lundi 17/01, 23h15, Arte.

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