Critique | Séries/Télé

[à la télé ce soir] Jeune et golri

Nicolas Bogaerts Journaliste

Dans un style adulescent qui multiplie les références rétro, des thèmes brûlants de contemporanéité (féminisme, sexe, enfant caché) en côtoient de plus classiques: Agnès Hurstel redistribue les étiquettes générationnelles, reconsidère la notion d’échec et taille en pièces l’image éculée de la marâtre.

Au sein de la jeune et grouillante scène du stand-up parisien, Agnès Hurstel, chroniqueuse de passage dans La Bande originale de Nagui sur France Inter, fait figure de franc-tireuse à la langue bien agile. En 2021, Jeune et golri, sa première série produite par OCS a été récompensée deux fois au festival Séries Mania. Joli coup et reconnaissance méritée pour cette incartade en huit épisodes dans le rôle de Prune, jeune comédienne en couple avec un quarantenaire et dont la fille lui mène la vie dure. Dans un style adulescent qui multiplie les références rétro, des thèmes brûlants de contemporanéité (féminisme, sexe, enfant caché) en côtoient de plus classiques: Hurstel redistribue les étiquettes générationnelles, reconsidère la notion d’échec et taille en pièces l’image éculée de la marâtre. Son jeu dilettante et percutant se marie à merveille avec les compositions très justes de ses partenaires, Jonathan Lambert, Marie Papillon, Ophélia Kolb, Lison Daniel et Paul Mirabel. De fines fleurs de l’humour, non dépourvues d’épines.

Série créée par Agnès Hurstel. Avec Agnès Hurstel, Jonathan Lambert, Marie Papillon. *** (7/10)

Lundi 18/04, 20h10, Plug RTL.

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