Coup de jeune

Star Trek Into Darkness
Louis Danvers
Louis Danvers Journaliste cinéma

J.J. ABRAMSA SPECTACULAIREMENT RELANCÉ LA SAGADESTAR TREK.UN COFFRET EN TÉMOIGNE AVEC ÉLOQUENCE.

1. Star Trek

2. Star Trek Into Darkness

3. Star Trek Beyond

1. DE J.J. ABRAMS. AVEC CHRIS PINE, ZACHARY QUINTO, ERIC BANA. 2 H 07.

2. DE J.J. ABRAMS. AVEC CHRIS PINE, ZACHARY QUINTO, BENEDICT CUMBERBATCH. 2 H 10.

3. DE JUSTIN LIN. AVEC CHRIS PINE, ZACHARY QUINTO, SIMON PEGG. 2 H 03. DIST: UNIVERSAL

1. 8

2. 9

3. 6

Son impact sur la saga Star Wars n’a pas été majeur, du moins dans une prise de contact en forme d’un Episode VII: The Force Awakens fort plaisant mais ne révolutionnant rien dans un univers sans doute trop balisé par son créateur George Lucas et une Walt Disney Company désormais propriétaire des lieux. J.J. Abrams avait posé son sceau avec bien plus de force, d’éclat et de personnalité sur le concurrent Star Trek, l’autre saga majeure de la science-fiction populaire, qu’il aura spectaculairement tirée de son assoupissement pour la faire briller plus que jamais! Le beau coffret bleuté réunissant les trois plus récents épisodes en témoigne d’évidence, et vaut le détour. Abrams a réalisé les deux premiers, puis produit le dernier en en confiant la réalisation au jeune Justin Lin.

Avant de prendre les commandes du mythique vaisseau Enterprise et de son valeureux équipage, J.J. (pour Jeffrey Jacob) s’était vu confier les clés de Mission: Impossible III par un Tom Cruise impressionné par sa série Alias. Une réussite suivie d’une autre, en tant que producteur et auteur cette fois: Cloverfield. C’est en voyant ce film que les responsables du studio Paramount ont eu l’idée d’appeler Abrams et de lui demander de relancer la série Star Trek en lui donnant « un coup de jeune ». L’intéressé ne se fit pas prier. A raison. Sorti en 2009, Star Trek sera son plus grand succès…

Faut dire qu’il a frappé fort, le J.J.! Pas de simple ravalement de façade pour la vieille saga (née en 1966, à la télévision), mais une refondation marquée du sceau de l’inventivité formelle, d’un approfondissement des personnages souvent restés jusqu’alors à l’état de vignettes, et de ce grain réaliste propre au cinéaste de Super 8. Avec les jeunes et charismatiques Chris Pine et Zachary Quinto dans les rôles de James T. Kirk et de Spock, le nouveau Star Trek affiche un titre revendiquant dans sa simplicité basique un tout nouveau départ. Nous assistons au premier voyage de l’U.S.S.(1) Enterprise, et Abrams évoque dans le commentaire audio (l’un des nombreux suppléments du coffret) son excitation à pouvoir reprendre presque tout à zéro. Respect, ma non troppo! La clé d’un exploit qu’amplifiera encore le sombre et somptueux Star Trek Into Darkness de 2013. Le meilleur des treize films de la série. Le mal n’a jamais été plus présent, plus puissant, plus menaçant et en même temps plus tourmenté, malheureux, tragique, que dans ce grand spectacle à l’intensité inédite du côté de la saga. Que Star Trek Beyond paraisse fluet ensuite n’a rien d’étonnant. D’autant que l’ami J.J. n’est plus directement aux manettes…

(1) POUR UNITED STATES SHIP, APPELLATION CONSACRÉE DES NAVIRES DE GUERRE AMÉRICAINS. « STARSHIP », EN L’OCCURRENCE…

LOUIS DANVERS

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