Opinion

Serge Coosemans

Steven Spielberg et George Lucas annoncent une implosion probable du système hollywoodien

Serge Coosemans Chroniqueur

LE WEBOSCOPE | Où Spielberg et Lucas n’y croient plus, Steve Coogan ressort Alan Partridge du frigo à idées, 300 a sa prequel, Wikileaks son documentaire, et Beth Gibbons sort un nouvel album solo.

Hollywood se porte mal et serait même au bord de l’implosion. Cela fait des années qu’on le dit ici, on en parle également avec Madame Michu, notre coiffeur et la bouchère où l’on va chercher son sandwich à midi. Il se fait juste que là, même Steven Spielberg et George Lucas sont d’accord pour partager cet avis négatif: « Il va y avoir une implosion, et trois, ou quatre, ou peut-être même une demi-douzaine de films à très gros budgets vont s’effondrer, entraînant un changement de modèle. » Il est plus que temps, oui.

http://www.slate.fr/culture/73911/selon-spielberg-cinema-implosion

Personnage créé en 1990 pour la télévision et la radio britanniques, Alan Partridge a été un véritable tremplin pour le comédien Steve Coogan, qui lui doit une grande part de sa popularité comique. Il a souvent été question d’en faire un film mais ses co-auteurs n’étaient pas très enthousiastes, jusqu’à ce que ne se mette en branle le projet Alan Partridge Alpha Papa, où l’imbuvable et narcissique animateur campé par Coogan joue un rôle central dans une prise d’otages. Cela devrait en toute logique cartonner en Angleterre et passer quasi inaperçu partout ailleurs. Sauf chez les fans de Coogan.

http://www.denofgeek.com/movies/alan-partridge/25990/first-full-alan-partridge-alpha-papa-trailer

11 ans après son formidable album enregistré avec Paul Webb de Talk Talk (sous le pseudo de Rustin Man), revoilà Beth Gibbons en solo, sans Portishead donc, pour un nouvel LP dont on ne sait encore strictement rien. Affaire à suivre.

http://pitchfork.com/news/51147-portisheads-beth-gibbons-to-release-new-solo-album-on-domino/

Pas grand-chose à dire au sujet de 300: Rise of an Empire, qui rejoue exactement la même carte que celle du 300 de Zack Snyder, dont il est la prequel: imagerie psychotrope, libertés historiques, sexe, violence et sous-texte politique bien de droite hérité de la bédé de ce bon vieux crypto-faf de Frank Miller dont s’inspire le film. Le premier avait quelque-peu fait jaser au sujet de son message plus ou moins fantasmé adressé au Moyen-Orient contemporain. Gageons que vu tout ce qui tombe sur le coin de la gueule des Grecs dans celui-ci, certains y verront sans doute un appel à décapiter les eurocrates de la Troïka.

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Au cas où vous l’auriez déjà oubliée, l’histoire de Wikileaks et de Julian Assange fait désormais l’objet d’un documentaire, We Steal Secrets, réalisé par Alex Gibney, déjà connu pour ses films sur le scandale Enron (The Smartest Guys in the Room) et la guerre en Afghanistan (Un taxi pour l’Enfer). Du lourd.

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