Critique | Cinéma

Rundskop

Michaël R. Roskam s’est librement inspiré de l’affaire de la mafia des hormones pour goupiller le scénario de Rundskop. Un polar rural qui prend place dans la campagne limbourgeoise, et dans lequel Matthias Schoenaerts tient une très belle interprétation.

Auteur d’une série de courts métrages remarqués, Michaël R. Roskam (né en 1972) a choisi pour son premier long de s’inspirer (très librement) de l’affaire criminelle de la mafia des hormones.

Le personnage central du film est Jacky, éleveur de bovins comme son père, et comme lui utilisateur de méthodes d’engraissement aussi artificielles qu’interdites. Un trafic et une triche vécus comme « normaux » par un milieu que va tout de même secouer le meurtre d’un enquêteur devenu trop gênant. Jacky n’y est pour rien, mais il n’en fera pas moins un coupable idéal pour certains…

Matthias Schoenaerts est extraordinaire dans le rôle principal. Le jeune acteur de Loft et, tout récemment, de Pulsar campe de fascinante manière la « tête de boeuf » désignée par le titre. Une présence énorme, un défi dramatique à la De Niro. Bref du grand art!

Dommage que Roskam, après avoir fort bien installé son polar rural dans les paysages limbourgeois et flandriens, se perde en franchissant la frontière linguistique, les personnages wallons de son film étant aussi caricaturalement écrits que maladroitement joués.

Rundskop, thriller de Michaël R. Roskam, avec Matthias Schoenaerts, Jeroen Perceval, Barbara Sarafian. 2h.

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Louis Danvers

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