Mostra: Un peuple et son Roi, un film choral à la fibre féminine

Adèle Haenel et Gaspard Ulliel dans Un peuple et son Roi, de Pierre Schoeller. © DR
Jean-François Pluijgers
Jean-François Pluijgers Journaliste cinéma

La question politique est au coeur du cinéma de Pierre Schoeller qui, après L’Exercice de l’Etat, signe avec Un peuple et son Roi, une forme de retour aux sources – en l’occurrence celles de la Révolution française, évoquée de la prise de la Bastille, en 1789, à l’exécution de Louis XVI, en 1793.

L’auteur de Versailles n’est pas le premier à revenir sur ces événements, fondateurs de la démocratie moderne. Il le fait toutefois sous une forme originale, laissant résolument la parole au peuple dans un film choral à la fibre par ailleurs toute féminine. Et de placer sa caméra au coeur de la mêlée, dans un mouvement qui conduira les unes et les autres à l’Assemblée nationale française, où se cristallisent les enjeux de cet élan collectif.

Si Un peuple et son Roi ne fait pas l’économie d’une certaine confusion dans son volet initial, c’est pour mieux se décanter par la suite. Schoeller revisite les fondamentaux de l’Histoire avec une énergie et une passion communicatives, et le film, s’il est forcément discursif, parlant du reste au présent comme au passé, est aussi porté par un fort désir de cinéma. Le tout, puissamment incarné par les Adèle Haenel, Céline Sallette, Noémie Lvovsky, Gaspard Ulliel, Olivier Gourmet ou autre Louis Garrel – quelques-uns des visages d’une révolution d’une modernité sans cesse réaffirmée…

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