Critique | Cinéma

Crimes of the Future: David Cronenberg floute à nouveau les frontières entre le corps et la technologie

3,5 / 5
© National
3,5 / 5

Titre - Crimes of the Future

Genre - Science-Fiction

Réalisateur-trice - David Cronenberg

Casting - Viggo Mortensen, Léa Seydoux, Kristen Stewart

Durée - 1h47

Nicolas Clément
Nicolas Clément Journaliste cinéma

David Cronenberg imagine, dans Crimes of the Future, un monde où l’espèce s’est à ce point adaptée à son environnement artificiel et pollué que le corps humain est sujet à des mutations d’un genre nouveau.

La chirurgie est le nouveau sexe.” Reprenant un scénario écrit il y a plus de 20 ans, David Cronenberg imagine, dans Crimes of the Future, un monde où l’espèce s’est à ce point adaptée à son environnement artificiel et pollué que le corps humain est sujet à des mutations d’un genre nouveau. Avec la complicité de sa partenaire Caprice (Léa Seydoux), le célèbre artiste performeur Saul Tenser (Viggo Mortensen, fidèle ami et collaborateur du réalisateur) y met en scène la métamorphose de ses organes dans des spectacles d’avant-garde où il se fait ouvrir le ventre…

Tourné en Grèce, dans un cadre minimaliste suggérant un futur déliquescent, ce 22e long métrage voit le cinéaste canadien renouer avec les racines de ses obsessions d’auteur, floutant à nouveau avec malice les frontières entre le corps et la technologie -envisagée comme le prolongement direct de celui-ci. Plus théorique que réellement viscéral, Crimes of the Future ne restera probablement pas comme l’une des œuvres majeures de Cronenberg. Mais le plaisir qu’il y a à embarquer dans ce véritable trip existentialiste bourré d’humour et d’idées provocantes est bien réel.

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