Armin, chronique d’un rêve impossible

Le jeune réalisateur de ce beau film triste et sobrement émouvant a-t-il été inspiré par le chef-d’oeuvre de Visconti, Bellissima (1951), où une mère jouée par Anna Magnani inscrivait sa fille à un casting de cinéma?

D’Ognjen Svilicic. Avec Emir Hadzihafizbegovic, Armin Omerovic, Marie Bäumer. 1 h 22.

Toujours est-il que son Armin touche aussi bien que juste, en narrant le périple d’un père et de son fils adolescent, venus de leur village bosniaque à Zagreb pour une audition qui permettra peut-être au gamin d’obtenir un rôle dans un film allemand.

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Sur fond de mémoire cruelle de la guerre encore récente, sur fond aussi d’inévitable humiliation (quand le père insiste et dépense au-delà de ses moyens pour prolonger l’illusion), cette chronique d’un rêve impossible se déroule dans la nuance et la discrétion, sans effet sentimental tapageur. Il en est d’autant plus bouleversant. Et tant le père que le fils sont incarnés avec une présence qui nous hante bien après le générique final.

L.D.

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