Violent Delights, le film sur les attentats du 13 novembre qui fait grincer les dents

16/02/17 à 11:06 - Mise à jour à 11:10

Les attentats de Paris, dans lesquels 130 personnes ont perdu la vie, seront adaptés par Hollywood dans un film qui suscite déjà la polémique avant même que son tournage n'ait commencé.

Violent Delights, le film sur les attentats du 13 novembre qui fait grincer les dents

Jack Kilmer dans Palo Alto de Gia Coppola © Tribeca Film

Il n'aura pas fallu attendre plus de 15 mois pour qu'Hollywood s'empare du sujet des attentats du 13 novembre à Paris. Si le documentaire HBO de Colin Hanks sur les Eagles of Death Metal, Nos amis, vient de sortir aux États-Unis, il y restait un pas à franchir pour en faire une fiction. C'est désormais chose faite: ce lundi, à la Berlinale, des producteurs ont révélé travailler sur le film qui s'intitulera Violent Delights.

C'est le duo de scénariste et réalisatrice Taylor Laughlin et Rachel Palumbo, auteur du court métrage Sapere Aude remarqué à Sundance, qui prendra les commandes du projet qui s'inspirera des faits réels et suivra le destin d'un jeune immigré d'une part, et d'un groupe de musiciens punks et d'étudiants en art d'autre part. C'est Jack Kilmer, le fils de Val, qui jouera le leader du groupe, tandis que Timur Magomedgadzhiev, aperçu dans Deux jours, une nuit des frères Dardenne, incarnera l'immigré.

Si le tournage du film, qui se tiendra entre Paris et Los Angeles, ne devrait pas commencer avant cet été, le projet s'est déjà attiré les foudres de ce côté-ci de l'Atlantique, en partie grâce à son titre volontairement provocant (Délices violentes), vraisemblablement inspiré du Roméo et Juliette de Shakespeare dont le vers "these violent delights have violent ends" a été récemment remis au goût du jour dans la série Westworld.

Florilège de tweets assassins:

Comme le rappelle le Figaro, le sujet du terrorisme au cinéma est particulièrement délicat. On se souvient de l'accueil très mitigé du public au Nocturama de Bertrand Bonello par exemple, pourtant encensé par la critique. Ou encore au sort similaire de Taj Mahal de Nicolas Saada (sur les attentats de Bombay) et aux Cowboys de Thomas Bigedain. Made in France, de Nicolas Boukhrief, qui devait sortir cinq jours après les attentats, n'aura quant à lui jamais été distribué en salles pour être relégué à la seule VOD.

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