Critique

[critique ciné] Haut et fort (Casablanca Beats): un film au flow euphorisant

Jean-François Pluijgers
Jean-François Pluijgers Journaliste cinéma

Empruntant à la typologie du western, Haut et fort s’ouvre avec l’arrivée d’un homme en territoire inconnu. Il s’appelle Anas, est un ancien rappeur et a été engagé par un centre culturel de Casablanca pour enseigner le hip-hop à des jeunes.

Empruntant à la typologie du western, Haut et fort s’ouvre avec l’arrivée d’un homme en territoire inconnu. Il s’appelle Anas, est un ancien rappeur et a été engagé par un centre culturel de Casablanca pour enseigner le hip-hop à des jeunes, devant toutefois composer avec les réticences de leur entourage, le poids des traditions et la persistance des clichés.

Retrouvant le quartier de Sidi Moumen où il avait tourné Ali Zaoua et Les Chevaux de Dieu, Nabil Ayouch livre un drame musical puissant et inspiré, prenant le pouls de la société marocaine et du monde tout en faisant de la danse et du hip-hop les outils d’affirmation et d’émancipation d’une jeunesse à l’élan et l’énergie hautement communicatifs. Un film au flow euphorisant.

De Nabil Ayouch. Avec Anas Basbousi, Ismail Adouab, Nouhaila Arif. 1 h 41. Sortie: 05/01. ****

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