Arno est décédé: putain de parcours

Philippe Cornet
Philippe Cornet Journaliste musique

Arno nous a quitté ce 23 avril, nous annonce son attaché de presse. « Il va nous manquer à tous, sa famille, ses amis, ses musiciens mais il sera toujours là grâce à la musique qui l’a fait tenir jusqu’au bout. » C’est l’histoire d’un gamin timide et bégayant des années 1960 à Ostende qui devient un artiste majeur. Dessinant une carrière où le blues noyaute naturellement la chanson et des doses de surréalisme à la belge. Portrait.

Né le 21 mai 1949 à Ostende, Arnold Charles Ernest Hintjens, grandit dans une ville entre classe ouvrière et middle class. Bien plus tard, il en tirera d’ailleurs le titre Middle Class And Blue Eyes. Arno est l’aîné d’une fratrie de deux, le cadet Peter, sera médecin. Arno fréquente des études primaires de quartier et puis, passe à l’athénée d’Ostende. En 1992, on se retrouve face au bâtiment de ses secondaires. Le temps est froid et venteux, et Arno qu’on est allé chercher en début de matinée dans sa maison de 1020 Bruxelles, a la gueule de bois. Mais ce jour-là, dans ce quartier tranquille de la « Reine des plages », le souvenir dessaoule très vite: « Lorsque je suis arrivé ici, les élèves étaient différents, bien peignés, comme cela (il mime une coiffure de travers ultra-soignée, NDLR). Et moi, je venais d’une école de quartier. Et je ne me suis pas senti à l’aise à l’athénée. C’est à ce moment-là que je me suis mis à bégayer… »

D’emblée, Ostende se déclare terrain des premières découvertes et merveilles musicales. Les Anglais, de juste en face, viennent volontiers en villégiature dans la cité partiellement imaginée par Léopold II. Les clubs et les concerts d’été, reprennent, en quelques rues du centre, toute la charte pop-soul-rock des sixties. Arno, s’y enfonce, s’y immerge et s’y gave de soirées jusqu’au matin ensablé. Échoué sur la vaste plage avec la copine de rencontre. La bande son semble grandiose: constituée des Animals, des Stones de Brian Jones et puis, dans la foulée, des premiers albums des Faces de Rod Stewart. Succédané bordéleux des Stones, fameux pour installer un bar sur scène, le groupe anglo-écossais fascine le bégayeur. Notamment parce que le Stewart de la fin des années 60, a une voix fendue comme du rhythm’n’blues fish & chips. Béante, crayeuse et mélancolique, joignant naturellement le blanc au noir. Recyclant dans son épopée les ondulations à la Sam Cooke ou à la Sleepy John Estes: s’il y a bien un tatouage invisible sur le corps d’Arno, guidant toute sa carrière, c’est celui-là. L’ADN d’une afro-américanité intemporelle, revigorée par la Vieille Europe. Avec aussi l’intérêt d’Arno pour les fantômes historiques de sa ville natale, qui passe par l’admiration profonde témoignée envers Ensor et Spilliaert. Avec ces peintres, il exprimera ultérieurement, lors de diverses interviews, une sorte de lien ostendais qui passe par la brume du nord et la grimace de personnages théâtraux.

Toujours par la même journée d’hiver frigorifique de 1992, on rencontre un ex-cohabitant de l’Arno de plus ou moins vingt ans. Il travaille alors comme cuistot dans les restaurants de la cote. Le gars, Michel Clair, cheveux mi-longs et moustache frémissante, toujours un peu freak seventies, se souvient: « Arno ne faisait pas souvent à manger mais quand il s’y mettait, c’était délicieux. Je me rappelle aussi qu’il mangeait des poireaux crus, parce qu’il pensait que cela lui donnerait une voix à la Rod Stewart. » Bio avant la lettre, le chef! C’est l’époque d’un tout premier disque, à peine tiré à 300 exemplaires en 1972, l’album de Freckleface (1), où le chanteur de 23 ans, croasse en mode blues et Captain Beefheart. Formation sans lendemain mais qui lui donne l’occasion de travailler avec Paul Couter, future moitié de son duo Tjens-Couter.

Entre-temps, Arno a rencontré un autre ami pour la vie, Danny Willems, déjà photographe. Danny, qui est le premier à tirer des portraits du loustic, se souvient du Hintjens de la fin des années 60: « On marchait en rue ensemble, et tout à coup, il s’arrêtait comme s’il ne pouvait plus continuer. C’était vraiment bizarre. Il faisait des sortes de pas sur place… À certains moments, non seulement, il bégayait très fort mais on avait l’impression qu’il avait des problèmes de motricité. »

Voir aussi: Arno, roman-photos

Arno est décédé: putain de parcours
© Danny Willems

Deux sandwiches

L’itinéraire guérisseur passe donc par le bref épisode Freckleface, qui scelle une amitié musicale avec le guitariste Paul Couter, mort en avril 2021, à l’âge de 72 ans. Le duo Tjens-Couter se produit dans les bars, petits clubs et maisons de jeunes de Flandre. Le programme? Des chansons éraflées et crues, où l’harmonica et la voix d’Arno se marient aux accords du complice Couter. On les voit sur scène en 1976, en première partie de Steve Harley & Cockney Rebel (2) à Forest National. Deux freaks seventies, poils et jeans au vent en mode blues décharné. La voix? Du Tom Waits belgicain. Aussi éraillée que les fringues du jour ou les accords de guitare glissants. À la fois formidable -mais on ne s’en rend pas compte- et, ce soir-là, complètement déplacé. Dans cet endroit loin du cabaret blues vintage, le (jeune) public boude la prestation, assez vite abrégée. Une petite décennie plus tard, Arno racontera cette journée-là. Venu de la côte avec Couter, le duo se présente à l’entrée des artistes de Forest National. Qui s’ouvre et se referme aussi sec. Blam! Le mec de la sécurité pense juste avoir rembarré deux clodos. Une tentative supplémentaire de présentation et quelques mots bredouillés en français plus tard, le sésame s’ouvre finalement sur les coulisses de FN. Un dédale de galeries moches, en particulier, la loge attribuée à Arno et Paul. Des murs bétonnés pisseux et, sur la table, deux bières et deux sandwiches comme accueil spartiate. Le prix de l’humiliation douce des rockers de quatrième division. « On était là dans ce trou, expliquera Arno, et à côté, il y avait l’espace réservé à la tête d’affiche Steve Harley & Cockney Rebel. Avec un buffet colossal, des alcools et des tonnes de nourriture. Et nous, on a été payé 5 000 francs belges (125 euros) pour notre prestation… » Ayant une mémoire d’éléphant, Arno n’oubliera jamais ni le nom de l’organisateur -également pianiste boogie anversois – ni cette blessure à l’amour-propre.

Gueule d’amour

Le duo Tjens-Couter va s’élargir au format groupe. Après deux albums avec le complice Couter -leur valant un passage au fameux show TV hollandais Avro’s TopPop-, il devient full electric. Couter ne se retrouve pas dans cette formation qui converge davantage vers le rock, voire ce que l’on nomme alors la new wave. Bientôt, il cède sa place au guitariste Jean-Marie Aerts. Instrumentiste talentueux, ce dernier amène une plus grande fougue dans les compositions cosignées avec Arno, d’allure désormais davantage soignée dans l’option « jeunes gens modernes ». Changement d’époque et de paradigme. Voilà donc un son européanisant qui, à travers cinq albums sortis entre 1981 et 1985, creuse un répertoire insulaire, original, exotique dans ses exagérations fruitées et ses langues diversifiées. Dominées par l’anglais, seul passeport à l’international. Mais avec des ponctions au flamand comme au français. Cela donne le tube Oh la la la et la chanson-phare Putain putain, « nous sommes quand même tous des Européens… ».

Dessinant une carrière où le blues noyaute naturellement la chanson et des doses de surréalisme à la belge.
Dessinant une carrière où le blues noyaute naturellement la chanson et des doses de surréalisme à la belge.© BelgaImages

On retrouve les prémices de la suite, comme Elle adore le noir, sorti en 1985, rappelant que dans la famille d’Arno, on écoutait aussi Piaf, Fréhel et les immortel(le)s francophones. Le chanteur semble alors au sommet de sa prestance: gueule d’amour, costards cintrés, voire cravate et petit gilet soigné. Plus anneau d’oreille, élégance aussi étudiée que sexuée, santiags prometteuses de nombreuses danses. Pas forcément en boîte hein. Le tout, mis en image par le frère de la côte, Danny Willlems, qui crée des pochettes aux photos fortes. Et l’un ou l’autre clip vidéo façon MTV, visuel essentiel des années 80.

Mais si la reconnaissance pour TC Matic est réelle, notamment du côté de la France et des Pays-Bas, en plus de la Belgique, la recette n’est pas un smash commercial. Le parcours s’effondre lorsque le groupe accomplit une autre première partie (décalée) et mal reçue, par le public de Simple Minds en 1986. Huées, bouderies, mauvaises vibrations, sifflements: l’échec de cette tournée européenne aboutit à la séparation du groupe, la même année. Reste alors la suite logique de l’aventure. Moralité numéro un: Arno sera solo ou ne sera pas. D’autant plus signifié, que le premier album titré selon le prénom du chanteur, paraît dans la droite ligne, toujours en 1986. Le disque constitue un signal supplémentaire d’individualité, même si le patron Hintjens continuera au fil des ans à travailler avec des musiciens intégrés à son parcours précédent. Comme l’autre Ostendais, le claviériste Serge Feys, présent en live et en studio au fil de plusieurs décennies. La fidélité d’Arno à ses vieux compagnons sonores d’une route cabossée sera d’intensité variable, marquée par la personnalité intime du chanteur: un mille-feuille déroutant où Arno use d’une forme de théâtralité, de commedia dell’arte au quotidien, pour esquiver la question essentielle. T’es qui toi? Un mec timide? Pas seulement.

Cirque Royal, dimanche 21 mai 2017
Cirque Royal, dimanche 21 mai 2017© Lara Herbinia

Nashville

Comprendre Arno, c’est aussi prendre conscience de la façon dont il théâtralise sa vie et fictionnalise volontiers son parcours. Traitant, toujours à sa façon, les éléments du réel. La première catégorie est généralement plus folklo, comme quand le chanteur raconte que son père « a combattu dans les (avions) Spitfires anglais pendant la guerre ». Pilote, mécano, sympathisant? Vrai ou pas? Mystère. Procédé brumeux que les Français adoreront plus tard dans les années 90. Ainsi, lorsque l’os tendu (sic) se trouve moyennement à l’aise sur le plateau du Cercle de minuit animé par Michel Field en 1993. Invitée, l’actrice française Anouk Grinberg explique alors très sérieusement son actu et raconte à quel point elle s’est impliquée dans une pièce du dramaturge allemand Botho Strauss, mise en scène par Patrice Chéreau. Alors que toute cette dissertation très parisienne sur le grand art se déroule, une caméra se braque alors sur Arno. Cheveux mi-longs, veste de daim, il a cette phrase en direct: « Est-ce que je peux partir? Je dois faire pipi ». Le génial zozo se lève, sourit et dit: « Bye, salut, à tout à l’heure ». Avant de ne pas revenir. Cela fait même gondoler les autres présents qui, selon toute probabilité, doivent se demander qui est vraiment cet « idiot savant ».

Arno, à Nashville.
Arno, à Nashville.© Philippe Cornet

Idiots savants, c’est le titre de l’album qu’Arno vient précisément d’enregistrer quelques mois plus tôt, à Nashville, USA. Dans un studio de la Mecque de la country, à l’automne 1992, il boucle son quatrième solo. Produit par Glenn Rosenstein, ingé son et producteur new-yorkais immigré au Tennessee. Le mec, grand frisé placide, a déjà travaillé sur Tom Tom Club, Ziggy Marley et Lisa Lisa & Cult Jam. La veille d’un tournage pour un documentaire, on arrive à Nashville avec une équipe télé. Coup de fil au chanteur qui susurre qu’il « n’est pas sûr que cela soit possible de filmer en studio ». Je lui rappelle qu’on vient de traverser l’Atlantique, qu’il a auparavant marqué son accord, comme le producteur. Crispation artistique, parano de dernière minute? Je raccroche en disant « À demain ». Et tout se passe alors comme sur de vieilles roulettes huilées: Arno, Glenn et tous les musiciens sont charmants, live, concentrés sur le job musical. Moralité numéro 2: Arno est parfois une imprévisible anguille. Entre deux sessions studios, on se balade dans Nashville où a été repérée une église où chante un choeur gospel. Je sais que ces voix ancrées dans les vieux temps de souffrance touchent Arno. On l’y amène face au genre de prédicateur ultra-enthousiaste qui ferait une super-pub pour la compagnie de Jésus et une vingtaine d’interprètes, noires évidemment. Dans une church de quartier. Les vocalistes sont impressionnantes dans leur façon de ramener des parcelles d’histoire musicale afro-américaine dans l’électricité contemporaine. Assis au premier rang de cette église anonyme en pleine répétition, désertée ce soir-là de paroissiens, Arno est silencieux, statique, bluffé. Comme d’habitude, face à ce qui lui est étranger ou ouvertement émotionnel, il ne dit pas grand-chose, fait profil bas. Néanmoins, il remercie le prédicateur. Et sort du bâtiment, secoué. Taiseux.

Ancienne Belgique, 5 février 2022
Ancienne Belgique, 5 février 2022© Etienne Tordoir

Extérieurs nuit

Au début des années 90, préparant un documentaire sur Arno, on fréquente ses habitudes nocturnes. À Bruxelles, il a son tabouret à L’Archiduc de la rue Dansaert. Chic piano-bar ouvert au jazz, où le patron, Jean-Louis, accueillera -bien plus tard- Lady Gaga et Tony Bennett. Arno y allonge les soirées en compagnie de Dominique Deruddere, Marc Didden ou Jan Decorte. Ces Flamands, pour la plupart venus de province, façonnent la culture de l’époque et incarnent un Bruxelles en voie de libération, de libertinage et de métissage. Mais l’oiseau de nuit Arno fréquente aussi des troquets plus popus comme le Métro Valdi, bar dansant un rien décati du centre de Bruxelles, à 100 mètres de L’Archiduc. Chaque samedi soir, une improbable organiste y joue notamment les vieilleries géniales d’Adamo. Pas impossible que ce soit lors d’une ces soirées que l’Ostendais a l’idée de reprendre Les Filles du bord de mer, l’un des plus beaux titres du Belgo-Sicilien susnommé. Pas une coïncidence.

Tout en étant incapable de ne pas être lui-même, Arno conserve depuis ses débuts une admiration inoxydable pour le succès. Incarné par Rod Stewart ou Salvatore Adamo. A priori, assez loin des tentations dandy des années 80 lorsque la belle gueule arnoïste fréquente le Mirano, boîte poseuse de la chaussée de Louvain, et cueille les filles sous le charme. Déglingué juste ce qu’il faut. La reconnaissance du chanteur passe aussi par des relations, disons, compliquées à la célébrité. Menant un parcours borderline et singulier -via un répertoire et une attitude au quotidien apparemment décalés- et puis le désir, sans doute légitime, d’aller le plus loin possible dans le métier. Comme être signé chez l’indépendant et international Virgin Records. Et puis travailler depuis les années 70 avec Herman Schueremans, personnage clé de la galaxie d’Arno. Le promoteur flamand, ancien employé de la TVA, a d’abord croisé la formule Tjens-Couter, puis engagé largement TC Matic dans le circuit des concerts, passant par les festivals et notamment Werchter. En 2005, un reportage pour la RTBF revient sur le phénomène ClearChannel (ensuite rebaptisé Live Nation), géant promoteur américain qui a, entre autres, racheté Werchter et l’essentiel du business rock belge, dont les affaires de Schueremans. Questionné sur la question d’un éventuel danger de monopole de la multinationale US et de son implication perso, Arno prend la mouche. Et, fait exceptionnel si pas unique, s’énerve en direct. Le lendemain de la diffusion du reportage à la RTBF, s’ensuivra un coup de fil d’Arno, moins fâché que surréaliste. Où il est question de « pouvoir se regarder dans la glace le matin ». Moralité numéro 3: quand cela l’arrange, le chanteur se réfugie en absurdie.

Arno est décédé: putain de parcours
© BelgaImages

French touch

Et puis, il y a l’épisode essentiel, Les Yeux de ma mère. On est alors en 1995 et ce morceau de bravoure sentimental dédié à maman -morte alors que le fiston a 24 ans- change le destin médiatique et commercial d’Arno. Le public français craque alors plus largement pour l’improbable crooner d’Ostende: il passe des papiers codés des Inrocks aux élogieuses critiques dans Télérama et Le Monde. Fragile force, au tempo de blues formateur tatoué, voilà l’exotisme à la belge dans une période où notre pays passe de la proto-ringardise vue de l’Hexagone, à la reconnaissance des Benoît Poelvoorde, Arno & C°. Comme quoi, tout en bégayant -jamais lorsqu’il chante- même avec un improbable profil, le chanteur dessine un avenir à succès. Depuis lors, il y a un peu plus d’un quart de siècle, Arno semble avoir décroché une sorte de rôle de poète rock intemporel. Marrant quand même qu’un Ostendais fasciné par le rock-blues sixties trouve son public le plus large et le plus important chez nos voisins amateurs de grenouilles. Peut-être parce que, de Willy DeVille à Tom Waits en passant par Johnny Thunders et quelques autres losers plus ou moins consentants, Arno s’inscrit dans la galerie des possibles héros rimbaldiens, vus de France. Chez qui la déchéance possible et crapoteuse, l’égarement, voisinent la rédemption, le solaire, voire la « sainteté »… Soit les présumées blessures et fissures du coeur qui ont ce truc d’également faire pleurer dans les chaumières. Dans ce cas-ci, celles de Jane Birkin et d’autres stars bluffées, avec lesquelles Arno collaborera au fil des ans.

Conforté par une reconnaissance hexagonale -et de Cyril Prieur, manager de Patricia Kaas-, Arno semble avoir accompli ce qu’il voulait au départ. Un parcours libertaire, sans entraves, mais aussi, sans jamais l’oubli du public, décideur majeur. Depuis Les Yeux de ma mère, de l’eau et des chansons ont coulé sous les ponts. Et quelques films aussi, comme la participation au Alors voilà de Michel Piccoli en 1997. Huit autres albums sont parus, neuf si l’on compte le dernier en date, le splendide disque où Arno revisite au printemps 2021 son répertoire en duo avec le pianiste français Sofiane Pamart. Titré Vivre, il paraît proche de l’annonce faite au printemps 2020, selon laquelle l’Ostendais s’est chopé un cancer du pancréas. Charles Ernest Hintjens, n’a jamais été très enclin à partager sa vie perso, en dehors des données musicales. Mais ses chansons aquatiques, son imagination des marées comme des villes la nuit, sans oublier son humour, créent des vagues éternelles de plaisirs et de souvenirs. Et un vrai manque.

(1) réédité en 2013 par le label anversois Starman Records

(2) sous le nom Cockney Rebel, le groupe emmené par le chanteur-compositeur Steve Harley, décroche plusieurs tubes précieux/glam en 1973-1974 tels que Sebastian, Judy Teen, Mr Soft ou Psychomodo. Le groupe vu à Forest-National en 1976 est la nouvelle réincarnation, plus pop/rock, des compositions de Harley

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