1. EXIT THROUGH THE GIFT SHOP

DE BANKSY, 2010. A PARTIR DU 22/07.
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DE BANKSY, 2010. A PARTIR DU 22/07. Un des premiers films les plus marquants et les plus personnels des derniers mois, cet OVNI cinématographique signé du fameux "street artist" Banksy nous entraîne entre fiction et réalité, sur les traces d'un passionné français qui filme les as du graffiti puis se trouve tenté de vivre lui aussi son heure de gloire. Documentaire ou documenteur? Le vrai et le faux se mélangent subtilement dans un spectacle où l'art de rue et sa médiatisation, sa commercialisation, se retrouvent épinglés de tonique et savoureuse manière. L.D.DE IM SANG-SOO, 2010. A PARTIR DU 24/08. Avec ce remake d'un classique du cinéma coréen des années 60, Im Sang-soo s'aventure du côté du thriller érotique. L'histoire d'une jeune femme naïve engagée comme aide-gouvernante par une famille de grands bourgeois, et devenant promptement l'amante du maître de maison, lui offre l'opportunité d'exploser le vernis de la civilité. Il en tire une fable vénéneuse sur les rapports de classe, sorte de pendant asiatique à La Cérémonie de Chabrol, et un suspense virtuose, glacial et sensuel à la fois . Délectable, et abrasif... J.F. PL.DE KOJI WAKAMATSY, 2010. A PARTIR DU 10/08. Par un des plus cinéastes les plus éruptifs et les plus passionnants de sa génération, le récit cruel et ironique du retour à la vie civile d'un héros de guerre japonais, durant le second conflit mondial. L'homme est horriblement mutilé (il n'a plus de bras ni de jambes), et sa jeune veuve sera sommée de s'occuper de lui avec la déférence due à un dieu vivant... Le rapport de force inversé qui naît de cette situation inspire à Wakamatsu un film étrange et perturbant, aux fortes résonances sexuelles et politiques. Ce qui ne surprendra pas les connaisseurs de son £uvre... L.D. DE RAFI PITTS, 2009. A PARTIR DU 27/07. Grand oublié du palmarès du Festival de Berlin 2010, ce film admirable de l'Iranien Rafi Pitts nous emmène à Téhéran, aux heures sombres des manifestations de 2009 et de leur répression. Un homme (joué par le réalisateur) y voit disparaître sa femme et sa fille. Il deviendra "le chasseur" du titre, dans un thriller existentiel tout à la fois âpre et magnifique. Une £uvre forte, aux résonances multiples, à découvrir d'urgence dans la foulée d'Une séparation. L.D. DE BLAKE EDWARDS, 1968. A PARTIR DU 29/06. Sans doute un des films les plus drôles jamais réalisés. Peter Sellers y interprète -génialement- un acteur indien de 3e zone ayant causé plusieurs catastrophes sur des tournages, et saccageant involontairement une soirée hollywoodienne où il a été invité par erreur. Largement inspiré du burlesque des origines (Blake Edwards voulait initialement le tourner en "muet"), semé de gags mortels et largement improvisés, c'est un régal comique inégalable. L.D. DE MICHAEL POWELL ET EMERIC PRESSBURGER, 1947. A PARTIR DU 13/07. Tourné en studio dans un Technicolor ensorcelant, Le Narcisse noir est un film inscrit au croisement des cultures, en même temps que l'un des plus puissants jamais tournés sur le désir. Lequel prend des expressions multiples, alors qu'une communauté de religieuses fraîchement installée dans les contreforts de l'Himalaya est traversée de flux de tensions. Soit une £uvre d'une fulgurante beauté, dont la résonance, intense et profonde, n'en finit pas de s'amplifier, magnifiée encore par la présence, discrètement magnétique, de Deborah Kerr. J.F. PL. DE CRISTI PUIU, 2010. A PARTIR DU 20/07. Troisième long métrage de Cristi Puiu, l'une des figures de proue de la Nouvelle Vague du cinéma roumain, et l'auteur de La Mort de Monsieur Lazarescu, Aurora nous conduit, 3 heures durant, sur les pas d'un homme ordinaire se muant en tueur non moins ordinaire -individu que le réalisateur n'a laissé à personne d'autre le soin d'interpréter. Soit la mesure d'un monde plongé en pleine catalepsie, pour un film fascinant, déroulant un horizon léthargique et dépressif n'offrant, comme échappatoires, que de rares échantillons d'un humour désabusé. J.F. PL. DE JERZY SKOLIMOWSKI, 1970. A PARTIR DU 03/09. Jerzy Skolimowski vient d'opérer un retour en force avec Essential Killing. Quarante ans plus tôt, le réalisateur polonais marquait les esprits avec cette "grande profondeur" où un adolescent qui exerce le job de garçon de cabine dans une piscine londonienne s'éveille à la sexualité dans un contexte trouble. D'abord ironique, le film évolue vers un chant d'amour fou aussi beau que désespéré. Une £uvre fulgurante, d'une liberté extrême, et s'achevant de stupéfiante façon. L.D. DE MICHAEL CIMINO, 1980. A PARTIR DU 20/07. La Porte du paradis est passé à la postérité comme le film ayant précipité la faillite de la United Artists. L'£uvre vaut mieux que cette seule dispendieuse réputation, le réalisateur de The Deer Hunter signant ici une fresque étincelante sur les fondements -sanglants- d'une Amérique où de riches éleveurs éliminent des immigrants, en un film qui emporte le spectateur dans un tourbillon tragique. Soit la confirmation du talent exceptionnel de Michael Cimino qui n'allait jamais renouer par la suite avec l'inspiration de cet authentique classique présenté en director's cut. J.F. PL. DE REINER WERNER FASSBINDER, 1976. A PARTIR DU 27/07. La sortie de ce mélodrame, inédit sur nos écrans, constitue assurément un événement. Fassbinder y dépeint le destin d'un homme, écrasé par ses parents, et qui va tenter d'acheter aux autres l'amour qui lui a été refusé, pour se trouver emporté dans une spirale tragique d'échec social. La simplicité rigoureuse du dispositif a pour pendant la sécheresse du récit, qui fait le procès sans concessions du modèle de société occidental. Un film fort et troublant, dispensant un malaise d'autant plus profond que son propos s'avère d'une stupéfiante modernité. J.F. PL. L.D.; J.F. PL.; L.D.; L.D.; L.D.; J.F. PL.; J.F. PL.; L.D.; J.F. PL.; J.F. PL.