>> Quelles consignes pour la réouverture des cinémas?
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Deux ans après Grâce à Dieu, c'est auréolé du label "Festival de Cannes 2020" que nous arrive Été 85, le nouvel opus de François Ozon. Le prolifique réalisateur -19 longs métrages en un peu plus de 20 ans- y filme, au son de In Between Days de The Cure, la rencontre, dans une station balnéaire normande, entre Alexis, un ado de seize ans, et David, de deux ans son aîné, et l'ami de ses rêves. Le point de départ d'un film à haute teneur romanesque adoptant une multitude de formes, teenmovie sentimental, récit d'apprentissage et suspense vénéneux. On s'y laisse dériver avec bonheur... J.F.Pl.L'événement de l'été, c'est toutefois Tenet, le nouvel opus du cinéaste britannique Christopher Nolan, trois ans après le magistral Dunkirk. "All I have for you is a word: Tenet. Use it carefully", professe la bande-annonce de ce qui s'annonce comme un thriller d'espionnage cérébral dans la lignée de Inception, où il sera question, pour John David Washington, rejoint notamment par Robert Pattinson et Elizabeth Debicki, de sauver le monde, pas moins. Une mission qui le projettera dans une dimension dépassant le temps. Celui nous séparant encore du 12 août est en tout cas compté... J.F.Pl."L'expression artistique consiste, à mes yeux, à regarder dans les ténèbres", nous confiait Koji Fukada lors de la sortie de son précédent opus, Harmonium. Une entreprise que le réalisateur, assurément l'un des talents les plus accomplis de la jeune génération de cinéastes nippons aux côtés d'un Ryusuke Hamaguchi, poursuit aujourd'hui avec A Girl Missing, l'histoire de Ichiko (Mariko Tsutsui, déjà de Harmonium), une infirmière à domicile dont le monde parfait va vaciller lorsqu'elle se trouve suspectée de complicité d'enlèvement. Le point de départ d'un récit proprement vertigineux... J.F.Pl.Le réalisateur musclé de Gomorra et Dogman se piquant d'adapter l'indémodable roman picaresque de Carlo Collodi en prise de vues réelles avec Roberto Benigni dans le rôle de Geppetto? Il y a là, assurément, un petit événement en soi. Présenté en séance spéciale lors de la dernière Berlinale, le résultat a néanmoins pu quelque peu déconcerter. Très long pour un film à destination d'un public essentiellement familial (plus de deux heures...), le conte moral a en effet souvent ici des allures de peu digeste carnaval baroque. Entre brèves fulgurances et surcharge esthétique, on vous laisse juger! N.C.Covid-19 oblige, la traditionnelle saison des blockbusters est ramenée à quelques titres à peine, les Black Widow et autre Wonder Woman ayant préféré attendre l'automne pour ferrailler sur les écrans. De quoi laisser le champ libre au film d'aventures familial Mulan, version en live action du dessin animé Disney adapté d'un poème narratif chinois du IVe siècle où une jeune femme se fait passer pour un soldat pour partir à la guerre à la place de son père. C'est à Yifei Liu qu'incombe la lourde responsabilité d'incarner la légende, dans un film confié à Niki Caro, la réalisatrice de The Zookeeper's Wife. J.F.Pl.Du Miroir d'Andreï Tarkovski au Bonheur d'Agnès Varda en passant par The Piano de Jane Campion, l'été s'annonce fertile en reprises de première ordre. Parmi celles-là, un événement: la ressortie, en version restaurée, du sulfureux Crash, adapté en 1996 par David Cronenberg de J.G. Ballard. Un couple dont la vie sexuelle s'essouffle s'y met en quête d'expériences nouvelles, trouvant bientôt dans des accidents de voiture le moyen de pimenter leur relation. Une passion déviante et fétichiste orchestrée par le cinéaste canadien en une collision glacée de sexe et de mort, en quelque ballet mécanique à l'érotisme trouble. J.F.Pl.