À l'image de l'horeca, dont certains représentants reprendront du service le 1er mai, regimbant la décision fédérale qui les autorise à reprendre du service le 8 mai, le mouvement Still Standing for Culture a annoncé dimanche que "de nombreux lieux culturels vont reprendre leur programmation interrompue il y a 6 mois". "Le printemps culturel est enfin arrivé!", scande ainsi le collectif dans sa communication. Du cinéma, du théâtre ou de la musique agitera à nouveau ces lieux qui ne s'habituent définitivement pas au silence. Pour sa cinquième action, Still Standing rappelle encore une fois le même crédo, avec un peu de lassitude causée par l'indifférence politique désormais usuelle dont il est victime. Le but est de nouveau de faire comprendre qu'il est possible d'organiser une vie culturelle safe, comme le prouvent la plupart des événements-tests européens ayant déjà eu lieu, de prouver encore une fois l'importance d'une vie culturelle dans l'équilibre d'une société. L'importance pour le moral d'une part, mais également pour l'économie.

Concert test du groupe Love of Lesbian à Barcelone
Concert test du groupe Love of Lesbian à Barcelone

Du vendredi 30 avril au samedi 8 mai, il y aura chaque jour de nouvelles activités culturelles en Belgique: spectacles, projections, débats, musique, performances, répétitions publiques... organisées dans le respect des protocoles sanitaires comme c'était le cas entre les première et deuxième vagues de l'épidémie. Le programme de cette "reprise" sera annoncé en même temps que le prochain Codeco, ce vendredi 23 avril.

Depuis la fin du mois de janvier, Still Standing for Culture déplore "l'approche par secteur et dénonce la hiérarchie sociale plus idéologique que sanitaire", selon leurs propres mots. Pour la première fois, vendredi dernier, des perspectives étaient offertes au secteur culturel. Lors du dernier Codeco, Alexander De Croo donnait son aval pour l'organisation de projets pilotes pour l'horeca, la culture et le sport à partir du 26 avril, en vue d'obtenir des données scientifiques pourtant primordiales. Le débat est ouvert entre les décideurs politiques et le secteur culturel, il s'agit déjà là d'une petite victoire.

Pendant ce temps-là, le dimanche 18 avril dernier, l'ambiance était électrique au Théâtre Royal de la Monnaie à Bruxelles. Présent sur les lieux depuis deux semaines, le collectif Bezet la Monnaie Occupée y organisait chaque jour des tribunes politiques et artistiques. Le but de l'action était évidemment de donner une voix à celles et ceux qui subissent de plein fouet les conséquences de la gestion politique de la pandémie, pas uniquement les acteurs culturels donc. Ils avaient déjà défrayé la chronique il y a quelques jours quand la police y a fait une descente pour saisir le matériel de sonorisation, affirmant que la musique avait dépassé les limites sonores autorisées.

Priés de quitter les lieux, 10 membres du collectif ont néanmoins pris la décision de marquer leur opposition en restant à l'intérieur. La police est intervenue pour les déloger et procéder à leur arrestation. Toute l'opération s'est faite de manière pacifique et a provoqué une nouvelle négociation.

Deux policiers devant le Théâtre Royal de la Monnaie lors de tribunes organisées par le collectif Bezet la Monnaie Occupée, belga
Deux policiers devant le Théâtre Royal de la Monnaie lors de tribunes organisées par le collectif Bezet la Monnaie Occupée © belga

Finalement, le collectif Bezet la Monnaie Occupée a annoncé le résultat des négociations vers 19h30:

  • Une promesse de rendez-vous avec les ministres fédéraux Alexander De Croo, Sophie Wilmès et Frank Vandenbroucke.
  • L'écriture concertée entre le collectif et la Monnaie d'une lettre à l'attention du gouvernement en vue du prochain CoDeCo, pour marquer la solidarité du secteur culturel et interpeller sur la précarité de ses travailleurs, travailleuses, étudiants et étudiantes à l'arrêt. Cette lettre sera co-signée par d'autres organisations représentatives des mouvements de contestation.
  • Le maintien de la tribune publique politique et artistique sur le parvis de la Monnaie.

Charles Christiaens

À l'image de l'horeca, dont certains représentants reprendront du service le 1er mai, regimbant la décision fédérale qui les autorise à reprendre du service le 8 mai, le mouvement Still Standing for Culture a annoncé dimanche que "de nombreux lieux culturels vont reprendre leur programmation interrompue il y a 6 mois". "Le printemps culturel est enfin arrivé!", scande ainsi le collectif dans sa communication. Du cinéma, du théâtre ou de la musique agitera à nouveau ces lieux qui ne s'habituent définitivement pas au silence. Pour sa cinquième action, Still Standing rappelle encore une fois le même crédo, avec un peu de lassitude causée par l'indifférence politique désormais usuelle dont il est victime. Le but est de nouveau de faire comprendre qu'il est possible d'organiser une vie culturelle safe, comme le prouvent la plupart des événements-tests européens ayant déjà eu lieu, de prouver encore une fois l'importance d'une vie culturelle dans l'équilibre d'une société. L'importance pour le moral d'une part, mais également pour l'économie. Du vendredi 30 avril au samedi 8 mai, il y aura chaque jour de nouvelles activités culturelles en Belgique: spectacles, projections, débats, musique, performances, répétitions publiques... organisées dans le respect des protocoles sanitaires comme c'était le cas entre les première et deuxième vagues de l'épidémie. Le programme de cette "reprise" sera annoncé en même temps que le prochain Codeco, ce vendredi 23 avril. Depuis la fin du mois de janvier, Still Standing for Culture déplore "l'approche par secteur et dénonce la hiérarchie sociale plus idéologique que sanitaire", selon leurs propres mots. Pour la première fois, vendredi dernier, des perspectives étaient offertes au secteur culturel. Lors du dernier Codeco, Alexander De Croo donnait son aval pour l'organisation de projets pilotes pour l'horeca, la culture et le sport à partir du 26 avril, en vue d'obtenir des données scientifiques pourtant primordiales. Le débat est ouvert entre les décideurs politiques et le secteur culturel, il s'agit déjà là d'une petite victoire. Pendant ce temps-là, le dimanche 18 avril dernier, l'ambiance était électrique au Théâtre Royal de la Monnaie à Bruxelles. Présent sur les lieux depuis deux semaines, le collectif Bezet la Monnaie Occupée y organisait chaque jour des tribunes politiques et artistiques. Le but de l'action était évidemment de donner une voix à celles et ceux qui subissent de plein fouet les conséquences de la gestion politique de la pandémie, pas uniquement les acteurs culturels donc. Ils avaient déjà défrayé la chronique il y a quelques jours quand la police y a fait une descente pour saisir le matériel de sonorisation, affirmant que la musique avait dépassé les limites sonores autorisées.Priés de quitter les lieux, 10 membres du collectif ont néanmoins pris la décision de marquer leur opposition en restant à l'intérieur. La police est intervenue pour les déloger et procéder à leur arrestation. Toute l'opération s'est faite de manière pacifique et a provoqué une nouvelle négociation. Finalement, le collectif Bezet la Monnaie Occupée a annoncé le résultat des négociations vers 19h30:Charles Christiaens