Constitué de jeunes travailleurs.euses et étudiants.es du secteur culturel, le collectif Bezet La Monnaie Occupée occupe, comme son nom l'indique, le théatre de la Monnaie depuis près d'une semaine. Chaque jour, à 17h, la parole est donnée "à celles et ceux qui, bien au-delà du secteur culturel, subissent de plein fouet les conséquences de la gestion politique de la pandémie". Leur objectif: interpeller le gouvernement sur le creusement vertigineux des inégalités.

Ce vendredi, en fin d'après-midi, alors qu'il s'apprêtait à donner la parole aux "perdants et invisibilisé.es de la crise", la police de la Ville de Bruxelles est intervenue afin de lui procéder à la saisie administrative de son matériel technique.

Dans un communiqué, le collectif Bezet La Monnaie Occupée s'interroge sur le message que la Ville cherche à faire passer à travers cette action: "Comment justifier cette confiscation, alors que chaque jour, cette tribune se déroule pacifiquement et dans le respect maximal des normes sanitaires? Les autorités bruxelloises ne comprennent-elles pas que cette scène et ce micro ouverts constituent l'un des derniers espaces où la jeunesse et tous les "oubliés" de la crise, de plus en plus précarisés, peuvent encore se faire entendre, et alimenter le débat et la réflexion, alors même que l'urgence du débat démocratique se fait plus forte que jamais?"

La Ville de Bruxelles semble justifier cette intervention par les débordements - "quelques minutes de musique amplifiée au-delà des limites très strictes fixées par la police" - suite aux tribunes quotidiennes.

La tribune quotidienne s'est toutefois déroulée, sans amplification. Y est intervenue, bien que sans micro, Christine Mahy du Réseau wallon de Lutte contre la pauvreté: "Empêcher que la voix soit portée, c'est un problème. Je ne comprends pas pourquoi on empêche les échanges, pourquoi on empêche les prises de paroles diversifiées, pourquoi un fait d'hier où il y aurait eu un peu de musique sanctionne ce qui devait se passer aujourd'hui. Et je trouve que ça ressemble terriblement à ce qui se passe tout le temps par rapport à la pauvreté, à l'exclusion, à toutes les formes de discriminations qui sont en général dans notre société extrêmement cachées, extrêmement tues."

La veille, le collectif FAIRE FRONT revenait, au micro, depuis le parvis du théatre sur les débuts du confinement de la culture.

Constitué de jeunes travailleurs.euses et étudiants.es du secteur culturel, le collectif Bezet La Monnaie Occupée occupe, comme son nom l'indique, le théatre de la Monnaie depuis près d'une semaine. Chaque jour, à 17h, la parole est donnée "à celles et ceux qui, bien au-delà du secteur culturel, subissent de plein fouet les conséquences de la gestion politique de la pandémie". Leur objectif: interpeller le gouvernement sur le creusement vertigineux des inégalités.Ce vendredi, en fin d'après-midi, alors qu'il s'apprêtait à donner la parole aux "perdants et invisibilisé.es de la crise", la police de la Ville de Bruxelles est intervenue afin de lui procéder à la saisie administrative de son matériel technique.Dans un communiqué, le collectif Bezet La Monnaie Occupée s'interroge sur le message que la Ville cherche à faire passer à travers cette action: "Comment justifier cette confiscation, alors que chaque jour, cette tribune se déroule pacifiquement et dans le respect maximal des normes sanitaires? Les autorités bruxelloises ne comprennent-elles pas que cette scène et ce micro ouverts constituent l'un des derniers espaces où la jeunesse et tous les "oubliés" de la crise, de plus en plus précarisés, peuvent encore se faire entendre, et alimenter le débat et la réflexion, alors même que l'urgence du débat démocratique se fait plus forte que jamais?"La Ville de Bruxelles semble justifier cette intervention par les débordements - "quelques minutes de musique amplifiée au-delà des limites très strictes fixées par la police" - suite aux tribunes quotidiennes. La tribune quotidienne s'est toutefois déroulée, sans amplification. Y est intervenue, bien que sans micro, Christine Mahy du Réseau wallon de Lutte contre la pauvreté: "Empêcher que la voix soit portée, c'est un problème. Je ne comprends pas pourquoi on empêche les échanges, pourquoi on empêche les prises de paroles diversifiées, pourquoi un fait d'hier où il y aurait eu un peu de musique sanctionne ce qui devait se passer aujourd'hui. Et je trouve que ça ressemble terriblement à ce qui se passe tout le temps par rapport à la pauvreté, à l'exclusion, à toutes les formes de discriminations qui sont en général dans notre société extrêmement cachées, extrêmement tues."La veille, le collectif FAIRE FRONT revenait, au micro, depuis le parvis du théatre sur les débuts du confinement de la culture.