La crise sanitaire laissera des traces. Le monde d'après aura quelques dents en moins, un nez de travers et des cicatrices un peu partout sur le visage.

"Nous travaillons en toute sécurité, nous continuons à travailler", déclarent La Monnaie, Bozar, l'Orchestre National, le Théâtre National et le KVS dans un communiqué publié à la veille du nouveau comité de concertation, que nous relayons ici sous forme de carte blanche.

Intuitivement, on a l'impression que le secteur culturel est toujours en convalescence, frappé par un Covid long qui le laisse groggy certains jours. Les bonnes surprises ici et là (un concert de Sébastien Tellier à guichets fermés aux Nuits Bota, une salle remplie jusqu'au dernier balcon à la Monnaie pour The Time of Our Singing...) n'effaçant pas une impression générale de ralentissement, voire d'enlisement, forgée au gré des rumeurs alarmistes et de certains indices comme une visite quasi privée un dimanche au Wiels ou des travées clairsemées à l'UGC Toison d'Or un mercredi soir.

Après presque deux saisons de concerts annulées à cause du Covid, la musique live reprend doucement des couleurs et on se pose légitimement la question d'un "vrai" retour aux affaires, et pas seulement au sein de nos frontières. On a fait le point avec quatre professionnels du milieu: Wallonie-Bruxelles Musiques, Liveurope, Aubergine et Verdur.

Le festival limbourgeois avait demandé ce jeudi au gouvernement fédéral d'éclaircir les décisions prises en Comité de concertation. Ce vendredi, il vient d'annoncer qu'il n'aurait tout bonnement pas lieu.

Les festivals tireront leurs propres conclusions quant aux conditions d'accueil du public et travailleront sur base de leur propre compréhension des annonces gouvernementales, annonce jeudi la Fédération des festivals de musique Wallonie-Bruxelles (FFMWB). Celle-ci déplore le manque de clarté concernant les protocoles sanitaires annoncés par les récents comités de concertations.