Critique

[Critique ciné] Filles de joie, une vision saisissante de la violence sociale et de celle faite aux femmes

Jean-François Pluijgers
Jean-François Pluijgers Journaliste cinéma

Habitant une cité du Nord de la France, Axelle, Dominique et Conso mènent secrètement une double vie, quittant chaque jour leur environnement précarisé pour traverser la frontière. Et officier, sous le nom d’Athéna, Héra et Circé, dans une maison close, filles de joie au quotidien afin de préserver leur dignité ou veiller sur leurs proches… Réalisé à quatre mains par Frédéric Fonteyne et Anne Paulicevich, Filles de joie porte sur cette prostitution par nécessité un regard d’une appréciable justesse, y trouvant un ressort inattendu pour évoquer l’héroïsme des femmes. Une proposition que Sara Forestier, Noémie Lvovsky et Annabelle Lengronne endossent avec aplomb jusque dans ses côtés « borderline », apportant un surcroît de vérité à un film qui offre une vision saisissante de la violence sociale comme de celle faite aux femmes tout en instaurant une sororité inédite. Non sans vibrer d’une belle étincelle de (double) vie…

Comédie dramatique de Frédéric Fonteyne et Anne Paulicevich. Avec Sara Forestier, Noémie Lvovsky, Annabelle Lengronne. 1h30. Sortie: 12/02. ***(*)

Lire également notre interview de Sara Forestier et des réalisateurs, ainsi que notre portrait de Noémie Lvovsky.

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