Critique

[Critique ciné] Abominable, formaté mais plaisant

Nicolas Clément
Nicolas Clément Journaliste cinéma

ANIMATION | Un divertissement familial qui orchestre l’improbable rencontre entre une jeune adolescente solitaire et une grosse boule de poils himalayenne aux pouvoirs magiques.

Les grands studios d’animation américains procèdent souvent par tirs groupés. Dans la foulée de Yéti et Compagnie chez Warner et Missing Link chez Laika, c’est donc au tour de DreamWorks d’y aller de son long métrage d’aventure construit autour de la figure mythique du yéti, du sasquatch, de l’abominable homme des neiges. À la barre de ce divertissement familial qui orchestre l’improbable rencontre entre une jeune adolescente solitaire et une grosse boule de poils himalayenne aux pouvoirs magiques sur le toit d’un immeuble à Shanghai, Jill Culton, la réalisatrice des Rebelles de la forêt, imprime une esthétique mignonne et enfantine qui autorise les envolées émotionnelles les plus immédiates. Paradoxe de plus en plus présent dans ce type de coûteuse production animée: sur le fond, cette invitation au voyage très standardisée enjoint à nager à contre-courant quand elle aligne elle-même les situations complètement rabâchées sur la forme. Mais s’il pèche encore par excès de sentimentalisme, l’ensemble emporte malgré tout l’adhésion, véritable condensé d’efficacité appuyé par son indéniable sens du rythme et son attachant sous-texte écologique. Formaté mais plaisant.

De Jill Culton et Todd Wilderman. 1h37. Sortie: 16/10. ***

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