L'air de rien, c'est tout un symbole. Le premier titre sorti par Arno depuis son hospitalisation en février dernier, pour soigner un cancer du pancréas, est une reprise pleine de niaque où il se fait épauler par son poulain Zwangere Guy, son "âme soeur" comme il aime l'appeler.

Ce n'est pas la première fois que les deux énergumènes collaborent: que ce soit sur scène pour la Warmste Week de StuBru, ou sur le dernier album de ZG où celui-ci cite directement Arno sur le morceau Guttergang (il nous témoignait d'ailleurs tout son respect pour le "tonton" dans notre dernière interview/leçon de néerlandais: "J'espère que je vais finir comme lui. Il est dans mon coeur.").

Le choix du morceau d'Edith Piaf, monument de la chanson française qui lui vaut le qualificatif de "Tour Eiffel" de la part d'Arno, n'est sans doute pas anodin. "Je suis en vie aujourd'hui. Le passé n'existe plus pour moi. Je ne suis pas nostalgique, je n'aime pas ça. J'ai aussi fait des choses stupides, vous savez, comme tout être humain fait des choses stupides. Mais des regrets? Je ne peux pas dire ça", explique-t-il à nos confrères de Knack Focus.

Le clip, réalisé par Koen Mortier (Un Ange, Ex-Drummer), fait le tour de lieux emblématiques de la capitale: les galeries royales Saint-Hubert à Bruxelles-Central, les caves de Tour & Taxis, le musée des égouts, la piscine de Saint-Gilles, le cimetière d'Ixelles.

Avec ce Non, je ne regrette rien, Telenet Yugo soutient trois associations. Plus le clip est visionné, plus la société verse un montant élevé à We Love BXL, Coder Dojo et Volta, trois organisations bruxelloises qui soutiennent les jeunes dans leur développement personnel. Infos: www.faistontruc.be

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