Le goût de l'image, et le besoin de trouver les meilleures pour raconter des histoires, le Bruxellois Benoît Sokal s'en nourrit depuis 40 ans en BD, et près de 20 dans les jeux vidéo. Car "il faut aller là où va l'image. Là où elle peut être la plus vivante, la plus réactive, la plus inventive. Et si la BD reste mon premier média, mon média de coeur, je pense toujours que c'est dans le jeu vidéo que ça se passe, que ça bouge. Il faut jouer avec les outils de son temps". Un mantra qu'il applique à lui-même depuis toujours, de sa sortie de l'institut Saint-Luc et ses premières planches dans (À Suivre) jusqu'à ce troisième volet de Syberia (lire la critique), l'un des rares jeux d'aventures qui présente le nom de son auteur sur l'emballage. Et un auteur, peut-être le seul, qui a réellement créé et appliqué des ponts graphiques et narratifs entre BD et jeu vidéo avec un même succès.
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