C.R.A.Z.Y., Dallas Buyers Club ou la série à succès Big Little Lies: le réalisateur canadien Jean-Marc Vallée est décédé à l'âge de 58 ans, après une carrière qui l'a vu passer par le Québec, Hollywood et la France.

"Repose en paix, Jean-Marc Vallée. Le monde est bien moins intéressant sans toi", a écrit dimanche l'agence qui le représentait, Hive Communication Collective, sur Instagram.

"Tout comme son talent, la passion de Jean-Marc Vallée pour le cinéma et la réalisation était inégalée", a estimé lundi le Premier ministre canadien, Justin Trudeau. "Son art aura marqué le Québec, le Canada et le monde", a-t-il ajouté.

C'est avec un drame situé aux premiers temps du Sida, Dallas Buyers Club, que Jean-Marc Vallée avait accédé à la consécration, en 2013. Le film, qui a valu un Oscar aux acteurs Matthew McConaughey, dans le rôle principal, et Jared Leto, retrace l'histoire vraie d'un Américain, macho et violent, qui se découvre malade du sida. Se sachant condamné à court terme, il va tout faire pour importer les premiers traitements antirétroviraux, alors interdits, aux États-Unis, et fonder l'un des premiers groupes de malades.

Quatre ans plus tard, c'est sur petit écran que Jean-Marc Vallée laissera sa trace avec son plus grand succès public, la série Big Little Lies (Petits secrets, grands mensonges au Québec), produite par HBO. Il en a réalisé la première saison, sept épisodes, portés par un quintette de stars: Reese Witherspoon, Nicole Kidman, Laura Dern, Shailene Woodley et Zoë Kravitz. Cette adaptation d'un roman de l'auteure australienne Liane Moriarty aborde les thèmes de la maltraitance domestique et du viol, du poids des mensonges, des difficultés croissantes dans un mariage et l'éducation des enfants ainsi que de l'amitié.

Révélé avec C.R.A.Z.Y.

Dans un tout autre genre, Jean-Marc Vallée a dirigé la star française Vanessa Paradis dans Café de Flore (2012), et a surtout charmé avec son premier film, C.R.A.Z.Y., fresque sur une famille nombreuse dans le Québec des années 1960-70. Entre rire et larmes, bercé par Aznavour et Bowie, C.R.A.Z.Y. suit depuis sa naissance, un 25 décembre, le parcours de Zachary (Marc-André Grondin), qui découvre et tente d'assumer son homosexualité dans un milieu catholique et traditionaliste.

Le Québécois avait un "talent prodigieux" et était "le seul cinéaste à avoir à la fois ouvert (Demolition) et clôturé (The Young Victoria) le Festival international du film de Toronto", a rappelé son président, Cameron Bailey, sur Twitter.

Père de deux enfants, le réalisateur avait abordé la dérive d'un homme après un deuil, avec Jake Gyllenhaal et Naomi Watts dans Demolition.

Avec Wild également, Jean-Marc Vallée avait réalisé un film à propos de la randonnée d'une jeune femme (Reese Witherspoon), longue de 2.500 kilomètres à travers l'Ouest américain pour faire le deuil de sa mère. "Mon coeur est brisé. Mon ami. Je t'aime", a déploré sur Twitter la star hollywoodienne.

"Quelle nouvelle tragique. Jean-Marc Vallée m'a ému de C.R.A.Z.Y. à Big Little Lies. Il était d'une extrême gentillesse", a regretté le Premier ministre du Québec François Legault, évoquant un "artiste exceptionnel".

Selon les médias américains, Jean-Marc Vallée est décédé soudainement à son domicile près de la ville de Québec. La chaîne HBO, sur laquelle étaient diffusés aux États-Unis Big Little Lies et la mini-série Sharp Objects, avec Amy Adams, s'est déclarée "choquée par l'annonce de sa mort soudaine". "Jean-Marc Vallée était un réalisateur brillant et consciencieux", a-t-elle ajouté, dans un communiqué publié par The Hollywood Reporter.

"Jean-Marc avait fait le pari de l'authenticité, faisant les choses différemment", a déclaré son co-producteur, Nathan Ross, dans un communiqué. "Le maestro sera regretté, mais c'est réconfortant de savoir que la beauté de son style et la puissance de son travail lui survivront".

C.R.A.Z.Y., Dallas Buyers Club ou la série à succès Big Little Lies: le réalisateur canadien Jean-Marc Vallée est décédé à l'âge de 58 ans, après une carrière qui l'a vu passer par le Québec, Hollywood et la France."Repose en paix, Jean-Marc Vallée. Le monde est bien moins intéressant sans toi", a écrit dimanche l'agence qui le représentait, Hive Communication Collective, sur Instagram."Tout comme son talent, la passion de Jean-Marc Vallée pour le cinéma et la réalisation était inégalée", a estimé lundi le Premier ministre canadien, Justin Trudeau. "Son art aura marqué le Québec, le Canada et le monde", a-t-il ajouté.C'est avec un drame situé aux premiers temps du Sida, Dallas Buyers Club, que Jean-Marc Vallée avait accédé à la consécration, en 2013. Le film, qui a valu un Oscar aux acteurs Matthew McConaughey, dans le rôle principal, et Jared Leto, retrace l'histoire vraie d'un Américain, macho et violent, qui se découvre malade du sida. Se sachant condamné à court terme, il va tout faire pour importer les premiers traitements antirétroviraux, alors interdits, aux États-Unis, et fonder l'un des premiers groupes de malades.Quatre ans plus tard, c'est sur petit écran que Jean-Marc Vallée laissera sa trace avec son plus grand succès public, la série Big Little Lies (Petits secrets, grands mensonges au Québec), produite par HBO. Il en a réalisé la première saison, sept épisodes, portés par un quintette de stars: Reese Witherspoon, Nicole Kidman, Laura Dern, Shailene Woodley et Zoë Kravitz. Cette adaptation d'un roman de l'auteure australienne Liane Moriarty aborde les thèmes de la maltraitance domestique et du viol, du poids des mensonges, des difficultés croissantes dans un mariage et l'éducation des enfants ainsi que de l'amitié.Dans un tout autre genre, Jean-Marc Vallée a dirigé la star française Vanessa Paradis dans Café de Flore (2012), et a surtout charmé avec son premier film, C.R.A.Z.Y., fresque sur une famille nombreuse dans le Québec des années 1960-70. Entre rire et larmes, bercé par Aznavour et Bowie, C.R.A.Z.Y. suit depuis sa naissance, un 25 décembre, le parcours de Zachary (Marc-André Grondin), qui découvre et tente d'assumer son homosexualité dans un milieu catholique et traditionaliste.Le Québécois avait un "talent prodigieux" et était "le seul cinéaste à avoir à la fois ouvert (Demolition) et clôturé (The Young Victoria) le Festival international du film de Toronto", a rappelé son président, Cameron Bailey, sur Twitter.Père de deux enfants, le réalisateur avait abordé la dérive d'un homme après un deuil, avec Jake Gyllenhaal et Naomi Watts dans Demolition.Avec Wild également, Jean-Marc Vallée avait réalisé un film à propos de la randonnée d'une jeune femme (Reese Witherspoon), longue de 2.500 kilomètres à travers l'Ouest américain pour faire le deuil de sa mère. "Mon coeur est brisé. Mon ami. Je t'aime", a déploré sur Twitter la star hollywoodienne."Quelle nouvelle tragique. Jean-Marc Vallée m'a ému de C.R.A.Z.Y. à Big Little Lies. Il était d'une extrême gentillesse", a regretté le Premier ministre du Québec François Legault, évoquant un "artiste exceptionnel".Selon les médias américains, Jean-Marc Vallée est décédé soudainement à son domicile près de la ville de Québec. La chaîne HBO, sur laquelle étaient diffusés aux États-Unis Big Little Lies et la mini-série Sharp Objects, avec Amy Adams, s'est déclarée "choquée par l'annonce de sa mort soudaine". "Jean-Marc Vallée était un réalisateur brillant et consciencieux", a-t-elle ajouté, dans un communiqué publié par The Hollywood Reporter."Jean-Marc avait fait le pari de l'authenticité, faisant les choses différemment", a déclaré son co-producteur, Nathan Ross, dans un communiqué. "Le maestro sera regretté, mais c'est réconfortant de savoir que la beauté de son style et la puissance de son travail lui survivront".