Critique

Sharqiya

Sharqiya © DR
Louis Danvers
Louis Danvers Journaliste cinéma

DRAME | Kamel est israélien. Il est aussi bédouin. Et s’il fut soldat de Tsahal, s’il travaille aujourd’hui dans la sécurité d’une importante gare d’autobus à Be’er Sheba, il n’est pas tout à fait un citoyen comme les autres.

Ce qui lui tient lieu de maison (quelques baraquements en plein désert) est situé dans une zone non reconnue, et va bientôt être détruit. Les propositions de dédommagement ne peuvent vaincre le sentiment d’injustice, d’humiliation, de Kamel. Et des idées lui viendront… Premier film d’un jeune cinéaste israélien de grand talent, Sharqiya choisit la voie du minimalisme, du filmage à hauteur humaine, de la retenue et de l’ironie. Avec un supplément de lucidité mais aussi de rude poésie, au réalisme transcendé d’une beauté par endroits fulgurante. Adnan Abu Wadi, quasi minéral, possède une présence intensément émouvante. Un grand petit film, et une découverte majeure.

DRAME D’AMI LIVINE. AVEC ADNAN ABU WADI, MAYSA ABED ALHADI, ELI MENASHE. 1H25. SORTIE: 22/05.

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