Critique

L’étrange affaire Angélica

DRAME | Voilà quelques années maintenant que Manoel de Oliveira, désormais largement centenaire, enchaîne des films comme autant d’épures renvoyant à un idéal cinématographique.

DRAME | Voilà quelques années maintenant que Manoel de Oliveira, désormais largement centenaire, enchaîne des films comme autant d’épures renvoyant à un idéal cinématographique. Après les Singularités d’une jeune fille blonde, voici donc L’étrange affaire Angélica, une oeuvre d’une douce étrangeté qui nous emmène, au son de Chopin, à la rencontre d’un photographe débutant, Isaac, convoqué par une riche famille pour tirer le dernier portrait de leur fille, Angélica, décédée dans la beauté immaculée de sa jeunesse. A peine l’a-t-il cadrée dans son objectif que la défunte semble se réveiller à sa seule attention, pour plonger le jeune homme, instantanément amoureux, dans un profond émoi. Revenant à un projet datant de… 1952, Oliveira y trouve le cadre d’un conte faisant élégamment rimer fantastique originel et considérations intemporelles. Jusqu’à articuler un questionnement sensible sur la vie et la mort, dont la troublante légèreté confine toutefois à l’évanescence.

L’étrange affaire Angélica, drame de Manoel de Oliveira. Avec Ricardo Trêpa, Pilar Lopez de Ayala, Leonor Silveira. 1h35. Sortie: 13/04. ***

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J.F.Pl.

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