Critique

Le film de la semaine: Macondo, l’enfance volée

Macondo (Le Petit homme) © DR
Jean-François Pluijgers
Jean-François Pluijgers Journaliste cinéma

DRAME | Sudabeh Mortezai inscrit dans le quotidien âpre d’une cité viennoise accueillant des réfugiés le portrait d’un jeune garçon tchétchène amené à devenir un homme avant l’âge.

A 11 ans, Ramasan n’est déjà plus tout à fait un enfant, lui qui, réfugié en Autriche avec sa mère et ses deux soeurs, tente vaille que vaille d’assumer des responsabilités d’adulte, petit homme se substituant à son père mort en Tchétchénie. Jusqu’au jour où l’arrivée impromptue d’un ami de ce dernier vient changer la donne, faisant vaciller le quotidien et les maigres certitudes du gamin… Venue du documentaire, Sudabeh Mortezai s’empare, pour son premier long métrage de fiction, d’un réel en suspension, appréhendé dans toute son âpreté. Et pose, dans ce contexte mouvant, le portrait sensible mais sans pathos d’une enfance volée, auquel l’impeccable Ramasan Minkailov confère une intensité peu banale.

DE SUDABEH MORTEZAI. AVEC RAMASAN MINKAILOV, ASLAN ELBIEV, KHEDA GAZIEVA. 1H38. SORTIE: 06/05.

Dans le Focus du 1er mai, notre interview de Sudabeh Mortezai.

Le contenu intégré souhaite enregistrer et/ou accéder à des informations sur votre appareil. Vous n’avez pas donné l’autorisation de le faire.
Cliquez ici pour autoriser cela de toute façon

Partner Content