Critique

La Solitudine dei Numeri Primi

© DR

Saverio Costanzo, l’auteur de In Memoria di Me, signe avec La Solitude des Nombres Premiers une adaptation inspirée du roman de Paolo Giordano. Le film a reçu un accueil contrasté à la dernière Mostra de Venise.

Adapté du roman éponyme de Paolo Giordano, La solitudine dei numeri primi entrecroise les destins d’Alice et de Mattia, deux êtres qu’un traumatisme d’enfance semble avoir voués à la solitude, pareils à ces nombres premiers qui jamais ne se touchent. Entre hantise du passé, et isolement conscient, si pas consenti, ces deux-là n’en continuent pas moins à avancer dans une existence qui va les convier à un curieux pas de deux, des dispositions d’esprit voisines les rapprochant par intermittence.

S’attelant au délicat exercice de l’adaptation, Saverio Costanzo s’en acquitte avec talent, articulant avec brio le récit entre différentes époques, en même temps qu’il se fond harmonieusement dans les multiples ambiances qui habitent ce voyage, entre oubli passager, douleur profonde et désir de reconstruction. Il signe, au confluent de ces deux destinées, une puissante méditation sur la solitude, qu’une exceptionnelle Alba Rohrwacher emmène vers des sommets d’émotion retenue.

La Solitudine dei Numeri Primi, drame de Saverio Costanzo, avec Alba Rohrwacher, Luca Marinelli, Isabella Rossellini. 1h58.

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Jean-François Pluijgers

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