Critique

Hasta la vista

COMÉDIE DRAMATIQUE | Tout juste primé au Festival de Montréal, ce film belge aborde un sujet encore trop souvent considéré comme tabou: la sexualité des handicapés.

COMÉDIE DRAMATIQUE | Tout juste primé au Festival de Montréal, ce film belge aborde un sujet encore trop souvent considéré comme tabou: la sexualité des handicapés. Mais si l’idée de départ est bien celle d’un trio de jeunes hommes souffrant de handicaps divers (l’un est totalement paralysé, le deuxième contraint par un cancer à rester en chaise roulante, le dernier aveugle à 95%) et projetant un voyage vers une maison close spécialisée en Espagne, d’autres thèmes enrichissent le scénario. L’amitié, l’amour, la solidarité, s’expriment dans un « road movie » attachant, célébrant le désir et la vie par-delà la maladie et même la mort. Dommage que l’humour et l’émotion véhiculés par le film suivent fréquemment la pente d’une facilité navrante, entre farce parfois grasse et sentimentalité. Moins « fabriqué », moins démagogique et -au fond- prudent, Hasta la vista aurait pu faire un vraiment bon film.

L.D.

Hasta la vista, comédie dramatique de Geoffrey Enthoven. Avec Robrecht Vanden Thoren, Gilles De Schryver, Tom Audenaert. 1h55. Sortie: 14/09. **

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