Critique

Critique ciné: The Voices, aussi barré et insolite que régulièrement hilarant

Gemma Arterton et Ryan Reynolds dans The Voices de Marjane Satrapi © Reiner Bajo
Jean-François Pluijgers
Jean-François Pluijgers Journaliste cinéma

COMÉDIE NOIRE | Marjane Satrapi signe son premier film américain, une comédie schizophrène passablement allumée où Ryan Reynolds joue les serial killers à l’insu de son plein gré, tout en dialoguant avec son chat.

Marjane Satrapi a le chic pour toujours surprendre. Après l’animation dans Persepolis, le conte dans Poulet aux prunes et le grand n’importe quoi dans La Bande des Jotas, la voilà donc qui s’essaye, pour son premier film américain, à un hybride entre comédie noire, thriller et film d’horreur. Soit, dans la petite ville de Milton, l’histoire de Jerry (Ryan Reynolds), employé un brin perturbé de l’usine de baignoires locale, en pinçant secrètement pour Fiona (Gemma Arterton), la jolie Anglaise de la comptabilité, tout en partageant sa vie avec son chien, Bosco, et son chat, Moustache, avec lesquels il taille volontiers une bavette. Et dont l’existence, on ne peut plus tranquille en apparence, va bientôt déraper… A sa suite, Marjane Satrapi signe un film passablement allumé, naviguant d’un genre à l’autre au gré de ses audaces, narratives comme esthétiques. En dépit de quelques longueurs, le résultat s’avère aussi barré et insolite que régulièrement hilarant. Mais si Ryan Reynolds excelle dans un registre benêt de circonstance, c’est toutefois le chat qui emporte le morceau dans le rôle du mauvais génie: sa réserve de répliques taillées dans un vernis acide vaut assurément son pesant de croquettes…

DE MARJANE SATRAPI. AVEC RYAN REYNOLDS, GEMMA ARTERTON, ANNA KENDRICK. 1H49. SORTIE: 11/03.

Dans le Focus du 6 mars, l’interview de Marjane Satrapi.

Le contenu intégré souhaite enregistrer et/ou accéder à des informations sur votre appareil. Vous n’avez pas donné l’autorisation de le faire.
Cliquez ici pour autoriser cela de toute façon

Partner Content