Critique

[Critique ciné] La Danseuse: intense, fiévreux et complice

Soko dans La Danseuse, de Stéphanie Di Giusto. © DR
Louis Danvers
Louis Danvers Journaliste cinéma

BIOPIC | Stéphanie Di Giusto a trouvé en Soko l’interprète idéale de la performeuse et chorégraphe américaine Loïe Fuller.

Loïe Fuller méritait tellement cet hommage en forme de film intense, fiévreux, complice, chevillé à la personnalité de cette créatrice hors-norme, qui fit sensation à la Belle Epoque avant de sombrer dans un injuste oubli. Stéphanie Di Giusto a trouvé en Soko l’interprète idéale de la performeuse et chorégraphe américaine, dont le spectacle utilisant un harnachement, des voiles et l’apport de l’électricité pour des atmosphères lumineuses révolutionnaires, suscita l’admiration à Paris. Fille de fermiers, dépourvue de cette grâce que possédait sa protégée puis rivale Isadora Duncan (jouée par Lily-Rose Depp), Loïe sut mettre son propre corps à l’épreuve d’un imaginaire exigeant. Très physique, le film restitue et fait ressentir ce travail harassant, producteur de folle beauté. Le directeur de la photographie Benoît Debie (habitué de Gaspar Noé et Fabrice Du Welz, collaborateur aussi de Ryan Gosling et Harmony Korine), tirant un parti superbe des sources de lumière offertes à une reconstitution d’époque au réalisme prenant.

DE STÉPHANIE DI GIUSTO. AVEC SOKO, GASPARD ULLIEL, MÉLANIE THIERRY. 1H48. SORTIE: 28/09. ***(*)

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