Critique

Critique ciné: Kill Your Darlings

Daniel Radcliffe © Sony Pictures Classics
Jean-François Pluijgers
Jean-François Pluijgers Journaliste cinéma

DRAME | Premier long métrage de John Krokidas, Kill Your Darlings porte un regard inédit sur la Beat Generation, le film s’attardant sur la genèse de ce qui n’était pas encore un mouvement.

Nous sommes en 1944 lorsque, débarquant à la Columbia University en provenance de Paterson, New Jersey, Allen Ginsberg (Daniel Radcliffe) y fait la connaissance de Lucien Carr (Dane DeHaan). La rencontre avec ce personnage torturé et flamboyant a sur lui l’effet d’un catalyseur, lui ouvrant les portes de la bohême new-yorkaise et, partant, celles d’un monde insoupçonné, celui des William Burroughs (Ben Foster) et autre Jack Kerouac (Jack Huston)…

La suite appartient à l’Histoire, comme l’on dit. Laquelle, toutefois, ne fut pas écrite que dans un élan libérateur et créatif sans précédent, puisque Krokidas y superpose la passion amoureuse liant Ginsberg, Carr et David Kammerer (Michael C. Hall), avec des conséquences dramatiques. Partant, Kill Your Darlings oscille bientôt entre biographie quelque peu scolaire et film noir, à quoi le réalisateur ajoute quelques envolées en free style bienvenues -ainsi lorsque la bande-son s’aventure du côté de TV on the Radio. De quoi traduire la fièvre toute singulière animant ses protagonistes -en quoi il est bien aidé par l’alchimie manifeste entre Daniel Radcliffe et Dane DeHaan-, et livrer un film souvent passionnant, même si un brin affecté et appuyé dans ses intentions.

  • DE JOHN KROKIDAS. AVEC DANIEL RADCLIFFE, DANE DEHAAN, MICHAEL C. HALL. 1H44. SORTIE: 19/03.
Voici le contenu inséré d'un réseau de médias sociaux qui souhaite écrire ou lire des cookies. Vous n'avez pas donné la permission pour cela.
Cliquez ici pour autoriser cela de toute façon

Partner Content