Critique

[Critique ciné] A Hidden Life, le retour en grâce de Terrence Malick

Jean-François Pluijgers
Jean-François Pluijgers Journaliste cinéma

A Hidden Life marque un cap dans le parcours de Terrence Malick: après quelques essais à l’ésotérisme assez vain, le réalisateur texan y renoue avec un cinéma narratif pour retracer, dans une mise en scène ondoyante, le long martyre d’un fermier autrichien, Franz Jägerstätter (August Diehl), ayant refusé de prêter serment d’allégeance à Hitler pendant la Seconde Guerre mondiale. S’ensuit une lente méditation en forme de parcours christique, au coeur d’un film qui, si sa durée peut s’avérer décourageante et que l’on n’est point tenu de partager les aspirations mystiques de l’auteur, n’en laisse pas moins l’impression tenace que Terrence Malick a retrouvé son cinéma. Un retour en grâce, en quelque sorte, ce qui ne peut, ma foi, que constituer une bonne nouvelle…

Drame de Terrence Malick. Avec August Diehl, Valerie Pachner, Bruno Ganz. 2h54. Sortie: 05/02. ***

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