Arrêt sur image: Saskia Groneberg, de si jolies plantes

© SASKIA GRONEBERG, UNTITLED. SERIES: BU?ROPFLANZE (OFFICE PLANT), 2012 SASKIA GRONEBERG, PRIX PICTET
Michel Verlinden
Michel Verlinden Journaliste

Chaque semaine, Focus lève le voile sur le travail de l’un des finalistes du prix photographique Pictet. Cette semaine: Saskia Groneberg.

Depuis qu’elle est entrée en photographie, Saskia Groneberg (Munich, 1985) mène une intense réflexion sur « l’aménagement des divers environnements humains« . Ce qui l’intéresse plus particulièrement, ce sont les façons dont l’homme articule la nature. Après s’être penché sur les jardins et les parcs, ce talent de 33 ans -elle a engrangé de nombreux prix, notamment celui de la « junge deutsche fotografie »- s’est arrêté sur le caractère incongru des plantes qui se déploient dans les espaces de bureau, traquant le vert dans le gris. Avec une rigueur qui n’est pas sans rappeler Bernd et Hilla Becher, Groneberg a promené son objectif au coeur d’espaces ayant sacré la fonctionnalité. Difficile de trouver opposition plus forte entre l’univers contraint d’un lieu de travail et le caractère organique des plantes qui poussent en ne se souciant que d’eau et de lumière. Reste une évidence que prouve la série: l’homme a un besoin intime de cette présence végétale qui le renvoie avec force à sa liberté perdue. « Au coeur de la carcérale modernité il y a au moins quelque chose qui s’épanouit« , semblent constater les images.

Arrêt sur image: Saskia Groneberg, de si jolies plantes
© SASKIA GRONEBERG, UNTITLED. SERIES: BUROPFLANZE (OFFICE PLANT), 2012 SASKIA GRONEBERG, PRIX PICTET

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