Critique

[à la télé ce soir] The Window

© DR
Nicolas Bogaerts Journaliste

Une série sur le foot sans une seule scène de foot? L’enjeu de cette coproduction germano-japonaise se déroule hors du terrain.

Son but: mettre en lumière les dérives du sport le plus populaire au monde, sa marchandisation. Éclairer les trahisons, la corruption et le star system qui avale de pauvres bougres issus des classes populaires, propulsés nouveaux riches en une poignée de saisons. Jordan Burdett, 17 ans, petit prodige d’un club secondaire de Liverpool, concentre toutes les attentions dans le mercato d’intersaison, cette fenêtre (« window ») durant laquelle les clubs guettent les futurs gros poissons. En dix épisodes, la série passe tout en revue: agents peu scrupuleux, consortium et présidents de club guidés par la rentabilité, joueurs poussés à la rupture. Rythmée comme un thriller, The Window loupe la plupart de ses objectifs, embourbée dans une réalisation lourde de redondances et d’angles morts, et dans une analyse du psychisme des joueurs et de leur entourage (féminin) passablement superficielle.

Série créée par James Payne. Avec Samuel Jordan, Mel Raido, Jodie Tyack. **(*)

Vendredi 14/01, 20h30, Be Séries.

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