Critique

[À la télé ce soir] Romance (saison 1)

© JEAN-FRANÇOIS BAUMARD / FTV / CINÉTÉVÉ
Nicolas Bogaerts Journaliste

Traiter du voyage dans le temps est affaire périlleuse en fiction. À plus forte raison lorsqu’il s’agit de raconter une histoire d’amour née d’un fantasme mystérieux.

Romance démarre sur la vie monotone de Jérémy, trentenaire parisien étranger à sa propre époque, et qui refuse insensiblement d’y prendre part. Il s’évade dans un club, le Wonderland, qui cultive la nostalgie d’une aube swing et rock, et tombe amoureux d’une photographie, une silhouette de femme sur la plage de Biarritz en 1960. Il la rêvera si fort qu’il finit par se réveiller dans la cité balnéaire, 60 années plus tôt, et entrera dans l’entourage de la belle Alice (celle de la photo). Le fantastique et le romantique cèdent alors le pas au thriller à tiroirs, où rôdent la mort et les secrets funestes. Réalisée avec faste, ambitieuse dans sa proposition esthétique, bien soutenue par son casting propret, Romance abuse des ficelles du suspense, surjoue le mystère et la mélancolie d’une époque qui n’existe que dans les mémoires sélectives.

Série créée par Hervé Hadmar. Avec Olga Kurylenko, Pierre Deladonchamps, Barbara Schulz. ***

Mercredi 10/6, 21h05, France 2.

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