Critique

[à la télé ce soir] Flesh and Blood

© DR
Nicolas Bogaerts Journaliste

Dans ce drame familial retors aux ficelles un peu visibles, le suspense ne tient pas longtemps. Mais si la tension demeure, c’est notamment dû au parti pris étonnant, et réjouissant, de montrer les plaisirs de la chair entre deux personnes dont l’âge ne sied en général pas aux pudeurs déplacées des caméras.

Soit Vivien, qui entend sortir d’un veuvage encore récent auprès de Mark, un chirurgien à la retraite. Cette passion soudaine n’est pas du tout du goût des trois enfants de Vivien, qui suspectent les intentions vénales de Mark mais feraient mieux de balayer devant leur porte, tant la tromperie et les transactions douteuses empoisonnent leur propre vie. Dans ce tableau idyllique, il y a aussi Mary (Imelda Staunton), la voisine de Vivien qui fait un peu (trop) partie de la famille. De cette mêlée sortira un cadavre sur une civière, dont la saison s’attachera à faire deviner l’assassin. Si le coup de théâtre final est prévisible, l’observation minutieuse des dysfonctionnements et rancoeurs cachées suffit à rendre la série intrigante.

Série créée par Louise Hooper et Sarah Williams. Avec Imelda Staunton, Francesca Annis, Stephen Rea. ***

Dimanche 14/02, 20h30, Be 1.

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