Critique

[À la télé ce soir] Assholes: a theory

© NATIONAL FILM BOARD OF CANADA
Julien Broquet
Julien Broquet Journaliste musique et télé

Ils sont nombreux. Ils sont partout. Leur arrogance est sans limite. Ils pensent que leur temps est plus précieux que celui des autres. Ils se trouvent beaux, brillants ou drôles et ont le sentiment que tout leur est dû (ce qui les immunise contre les récriminations).

Il y a le trou du cul grossier, le trou du cul prétentieux, le trou du cul misogyne, le trou du cul irresponsable, le trou du cul chuchoteur, le trou du cul conducteur… Le trou du cul Facebook aussi, espèce nouvelle et particulièrement invasive. Documentaire de John Walker basé sur un ouvrage du prof de philo et surfeur californien Aaron James, Assholes: a theory convoque des auteurs, l’acteur John Cleese, une psychothérapeute, un ancien Marine, des profs de droit ou encore une activiste LGBTQ italienne pour poser un tas de questions fondamentales. Le trou du cul est-il un salaud qui s’ignore? Naît-on trou du cul ou le devient-on? Que se passe-t-il quand on élit un trou du cul à la tête d’un pays? Comment la loi peut-elle jouer un rôle dans la gestion des trous du cul et ce, de Washington à Wall Street? Rythmé par quelques dessins et extraits de films, le docu interroge le cinéma et se paie la Silicon Valley, les fraternités étudiantes, l’armée, les réseaux sociaux. Il étudie quelques cas d’école: Mark Zuckerberg, les cyberharceleurs, Silvio Berlusconi… Regardez, vous êtes cernés.

Documentaire de John Walker. ***(*)

Samedi 11/7, 22h30, La Deux.

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