Critique | Musique

L’album « Stop, Look, Listen » du jazzman Raphaël réédité par Sdban Records

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© National
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Album - Stop, Look, Listen

Artiste - Raphael

Genre - Jazz

Label - sdban Records/N.E.W.S

Philippe Cornet
Philippe Cornet Journaliste musique

“Stop, Look, Listen”

On ne parle pas ici du Raphaël français, mais du pianiste et compositeur américain qui passe par la Belgique de la seconde moitié des sixties. Il se produit au Jazz Bilzen en 1966 et s’installe à Bruxelles, où il enregistre cet album en 1972. Passé inaperçu à l’époque lors de sa sortie sur Selection Records, spécialiste des musiques de stock, il est aujourd’hui réédité par Sdban, label gantois fouineur qui soutient les talents bruxellois d’ECHT! ou Glass Museum et l’avant-jazz flamand de Black Flower, TaxiWars ou STUFF.

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Sur un vinyl translucide de belle allure, le Raphaël, 50 ans plus tard, sonne de manière intrigante, personnelle, jouisseuse, presque exotique. Les quatre morceaux qui pratiquent la longueur -entre 6 min 50 et 12 min 49- sont accompagnés de musiciens belges. Mais c’est bien le piano de Raphaël qui mène la danse en mode virtuose, enjouée et fruitée. On veut bien croire que l’instrumentiste new-yorkais a même joué dans les années 50 avec Charlie Parker. Même si les traces de sa période be-bop sont discographiquement maigres -soit un enregistrement de 1951 avec le trompettiste Red Rodney. Outre l’ingéniosité harmonique des quatre compositions et la dynamique des couches superposées, l’album se distingue par la présence vocale de la chanteuse d’opéra Rose Thompson, apportant d’étonnants arias aériens dans un album globalement passionnant…

© National

Distribué par Sdban Records/N.E.W.S.

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