Critique | Musique

Critique musique : Megan Thee Stallion plus sombre et offensive sur Traumazine

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© National
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Album - Traumazine

Artiste - Megan Thee Stallion

Genre - Rap

Label - Warner

Laurent Hoebrechts
Laurent Hoebrechts Journaliste musique

“Traumazine”

On connaît désormais bien Megan Thee Stallion. Que cela soit via ses différents tubes ou sur la seule foi de son premier album, Good News, sorti en 2020, la Texane s’est imposée comme une rappeuse pugnace et charismatique, drôle et sassy à souhait, au flow à la fois “technique” et accrocheur. Elle a su s’appuyer sur les réseaux sociaux (voir le carton de Savage, via TikTok), mais en réussissant toujours à donner une certaine épaisseur à sa musique, connaissant ses classiques.

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C’est toujours le cas sur le nouveau Traumazine. Sur Plan B, elle rappe par exemple: “Slick back ponytail/feeling like I’m Ice-T”. C’est peut-être un détail pour vous, mais citer le pionnier West Coast, reconverti en acteur de série policière, veut dire beaucoup… Surtout, Megan Thee Stallion a gardé sa niaque, le flow toujours aussi précis. Sur ce deuxième album, l’énergie change cependant de nature. Les traits d’humour sont devenus plus sombres, les thèmes plus offensifs, revenant notamment sur la “mysoginoire” subie. On sait que la vie d’une star est rarement un long fleuve tranquille: entre les problèmes avec son label et le prochain procès du rappeur Tory Lanez, accusé de lui avoir tiré dessus en 2020, celle de Megan Thee Stallion est particulièrement agitée. Cela a fini par se retrouver dans sa musique, qui pour ne se fixer jamais longtemps -du duo pop avec Dua Lipa à l’inévitable sortie house nineties de Her- est désormais habitée de nouveaux questionnements, plus intimes. Comme sur Anxiety, qui cite Marilyn Monroe, Britney Spears ou encore Whitney Houston, autres idoles féminines broyées par la célébrité, évoquant les propres doutes de MTS. “Cause a bad bitch can have bad days

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