Les Calamités

Julien Broquet
Julien Broquet Journaliste musique et télé

“Encore! 1983-1987”

Je t’assure que je n’ai pas peur. Je n’ai pas non plus mal au cœur. Je ne suis même pas de méchante humeur. Mais je préfère les vélomoteurs qui font pa-pa pa-pa pa-pa-pa pa-pa pa.Pour beaucoup, Les Calamités, ce n’est qu’un single irritant et entêtant. Un morceau que deux d’entre elles enregistrent en 1987 après la séparation du groupe à la demande de Daniel Chevenez, producteur et membre de Niagara. Le tube est resté pendant seize semaines dans le Top 50 en France. Il a même fait l’objet d’une parodie ( Vibromasseur) par les Nuls. L’histoire des Calamités, c’est celle de trois adolescentes, Caroline Augier, Isabelle Petit et Odile Repolt, qui montent un groupe chez elles à Beaune, au début des années 80. Elles se trouvent un batteur, se lient d’amitié avec les Dogs et la scène rock’n’roll garage. En 1984, elles sortent leur unique album, À Bride abattue, sur le label parisien New Rose spécialisé dans le rock, le punk et les musiques alternatives. Mais elles décident alors de privilégier leurs études et Caroline, n’y trouvant plus son compte, tourne la page. Insouciance, charme et innocence. Fan de la première heure, Étienne Daho loue “ leurs textes fins et malicieux, leur son lo-fi spectorien comme dans les sixties avec des voix angéliques et tout plein d’harmonies. Surnommées les French Go-Go’s, Les Calamités revendiquent l’influence de la Motown et des Ramones, de Bo Diddley et des Cramps, de Sam & Dave et des New York Dolls. Mais aussi des chansons rigolotes des années 30. C’est fun, frais, léger et désinvolte. Le rock, pop et adolescent, au féminin dans sa version française des années 80.

Distribué par Born Bad.

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