Guy Verstraeten
Guy Verstraeten Journaliste télé

15.55LA UNE SPORT

14.55FRANCE 2 SPORT

Il y a des téléspectateurs que le coup de pédale éc£ure. Parce qu’il est synonyme de souffrances, avant – au moment de l’injection -, pendant – en franchissant d’infranchissables cols – et après – quand les sportifs doivent répondre aux journalistes. Pour ceux-là, les après-midis de juillet, tant sur La Une que sur France 2, sont à proscrire. Pour les autres, et ils restent incroyablement nombreux – après une chute des audiences, le cyclisme a retrouvé des couleurs sur la RTBF, sans parler des chiffres de France 2 -, c’est la grande fête de la bicyclette, le summum de la performance à deux roues: la Grande Boucle revient en force, du 4 au 26 juillet, de Monaco à Paris, en passant par Andorre, l’Espagne, la Suisse et l’Italie. Chasse gardée des chaînes publiques, le Tour suscite néanmoins une volée d’interrogations ressassées depuis 1998, quand Richard Virenque et ses équipiers de chez Festina ont décidé de se faire prendre la main dans le sac en pleine compétition: quel crédit accorder, encore et encore, à une épreuve dominée par des performances au goût douteux? Inlassablement, devant la ferveur populaire déclenchée par cette percée annuelle dans l’Hexagone, les mêmes réponses résonnent. En témoignent les mots de Michel Lecomte, directeur de l’info sportive à la RTBF, sur les ondes de La Première: « Le Tour de France reste une exceptionnelle épopée, quoi qu’il y ait, quoi qu’il se passe. » Son de cloche identique chez son alter ego français, Daniel Bilalian: « Il y a une dramaturgie propre au cyclisme, avec son lot d’imprévus et de surprises. » Dont acte.

GéRAD HOLTZ, L’INDéBOULONNABLE

Ces surprises, malheureusement, ont fâcheusement tendance à prendre la forme de contrôles positifs sur les vainqueurs d’étape. Mais qu’à cela ne tienne, les dispositifs avancés par les deux chaînes publiques se veulent une nouvelle fois des plus exhaustifs. Prenez la RTBF: son traditionnel A bicyclette (avec, aux commandes, Jonathan Bradfer et l’infortuné Laurent Bruwier, qu’on prive sempiternellement du gâteau « Tour de France ») précèdera dès 15.35 le direct commenté pour la 20e année consécutive par un Rodrigo Beenkens dont il faudra, pour le fun, comptabiliser le nombre d’hommages à Eddy Merckx déclamés à l’heure. Davantage d’étapes intégrales, soutenues par les jolies cartes postales filmées par France Télévisions, et plus de direct donc, enrichis par les consultants John Lelangue et Cédric Vasseur. Sur France 2, l’indéboulonnable Gérard Holtz sera bien entendu de la partie, pour rythmer en questions l’avant et après-étape. Imparable de logique: les deux programmes, aux intitulés simplifiés, se nomment respectivement L’Avant Tour et L’Après Tour. L’occasion notamment, pour l’ancien champion Laurent Fignon, qui vient de révéler son cancer et quelques-unes de ses dopantes pratiques, de répondre aux questions des curieux, en préambule à ces « incroyables épopées ».

Guy Verstraeten

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