Julien Broquet
Julien Broquet Journaliste musique et télé

les gros festivals d’été ont vu naître leurs petits frères. Les TransArdentes, c’est déjà pour le 24 janvier.

Les Trois Terrils à Dour, TW Classic pour Werchter, Polsslag avant le Pukkelpop… Tous les grands rassemblements musicaux de l’été ont droit à leur mise en bouche plus ou moins en phase avec leur menu. En effet, si ces événements représentent parfois l’occasion de fidéliser un public, ils peuvent aussi en séduire un autre. Ainsi, l’écurie Schueremans à Rock Werchter pour les jeunes. Werchter Classic pour les plus âgés. Et Werchter Boutique… pour les sourds. C’est du moins ce que laissait entendre la première édition avec Zornik et Tokio Hotel.

Une histoire de business. Quelle que soit la qualité du produit, les festivals deviennent des enseignes.  » Les créateurs des grandes marques Rock Werchter et TW Classic proposent leur toute nouvelle collection été« , imageait d’ailleurs le site Internet de Werchter Boutique.

L’an dernier, les organisateurs de Dour ont fait l’impasse sur les Trois Terrils suite au forfait de leur tête d’affiche, mais ils ont d’ores et déjà annoncé qu’ils remettraient le couvert en 2009. Avec pour fers de lance Jenifer, M. Pokora et Pascal Obispo – des « artistes » qui feraient fuir ou déchaîneraient les habitués -, les précédentes éditions ont montré le lien ténu entre les grands festivals et leurs frangins. En attendant, quand ils se déroulent à la même période de l’année, les petits derniers permettent de rentabiliser des installations forcément lourdes et coûteuses.

Rien de tout ça aux TransArdentes. Ce ne sont pas seulement les Ardentes électro, ce sont aussi les Ardentes d’hiver. DJ Mujava, Birdy Nam Nam, Don Rimini ( photo) et Grooverider seront à Liège le 24 janvier.

Rectificatif. Un problème technique a causé un contresens dans la conclusion dudécryptage: « Faut-il interdire les reformations rock? », publié la semaine dernière. Il y avait bien lieu de lire: « Si Led Zep ou les Who ou Queen veulent repartir en tournée sous prétexte de nostalgie mercantile, fort bien, mais qu’ils adoptent leur patronyme -celui qui fait venir les masses – à la nouvelle configuration. si deux membres originels sur quatre n’en sont plus – c’est le cas des trois groupes précités – qu’ils se rebaptisent donc au prorata: soit Led Zep, Wh et Que. C’est plus difficile à vendre mais c’est plus honnête, non? »

Avec nos excuses.

Julien Broquet

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