La Centrale: 3 expositions à faire cet été

Un lieu, trois expos. Visez un été culturel avec les expositions mises en place à La Centrale.

Alien

Dans Alien, signifiant aussi « étranger » en anglais, Oussama Tabti, s’intéresse au parcours et au sort des personnes migrantes. Son exposition visible à la Centrale Box s’appuie sur les destins liés de deux hommes qui ont tenté de gagner le continent américain. En 2018, Oussama Tabti a pour projet de migrer aux Etats-Unis pour continuer son travail de recherche basé sur une photographie d’un homme refusé du territoire américain. Ce cliché de 1910 est légendé « Algerian man » et extraite des archives des services d’immigration d’Ellis Island. Il y a 4 ans, Oussama Tabti obtient une bourse d’artiste pour finaliser ce projet. Après des années d’attente, sa demande de visa n’aboutit finalement pas et l’artiste décide d’aller au bout de ce travail de mémoire, à distance. A travers Alien, Oussama Tabti met en parallèle sa propre expérience et celle de l’homme de la photographie. Deux hommes issus du même pays, interdits d’accès à ce pays tant convoité, à deux époques différentes mais pourtant si similaires sur la question identitaire. Alien est une invitation dans l’enquête d’Oussama Tabti où le visiteur s’immisce dans deux récits prenant vie entre archives du début du XXème siècle, témoignages, et matériel digital.

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Alien d’Oussama Tabti, Place Sainte-Catherine 44. Jusqu’au 18 septembre.

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Deeply, Madly

Deeply, Madly comporte deux vidéos, une installation et une exposition de 3 aquarelles peintes par l’artiste. Le projet vidéo réparti sur les deux étages du Lab occupe une place première, avec une immersion dans la vie de la protagoniste Sheila. Cette femme qui se rend à son travail, un night shop, et dont les angoisses remontent à la surface. La peur d’être poussée sur les rails du métro par l’inconnu derrière elle se transforme en une interrogation plus générale sur le mot « tomber », au sens propre comme au sens figuré. L’eau qui se dégage dans de nombreuses oeuvres de la créatrice se fond dans Deeply, Madly avec des rappels constantsDans le Lab, bleui à cette occasion, cet élément majeur prend sa source dans des sièges en forme de vagues, des fluides, des sons, ou encore dans les 3 aquarelles au bleu majoritaire.

Deeply, Madly d’Helen Anna Flanagan, Place Sainte-Catherine 16. Jusqu’au 18 septembre.

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Expecting my mind to be in a better shape

L’art s’exporte et s’exprime même dans la rue avec la vitrine de la rue Sainte-Catherine mettant en lumière le projet de l’artiste émergent Axel Korban. Dans cette exposition, le créateur d’Expecting my mind to be in a better shape interpelle les passants sur les images chocs disponibles en un clic et les dérives de l’ère numérique.

Expecting my mind to be in a better shape d’Axel Korban, rue Sainte Catherine 13, visible gratuitement et en continu jusqu’au 18 septembre.

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Su-Ran Khetta (st.)

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