Embauchée par le manager du groupe Brian Esptein en 1962, alors qu'elle n'avait que 17 ans, elle fut la secrétaire à la place la plus convoitée du monde. Celle des Beatles. Pendant dix ans, Freda Kelly a supervisé le fan club des quatre garçons dans le vent. Elle a lu des milliers de lettres enamourées auxquelles elle a répondu. Fait dormir Ringo sur une taie d'oreiller pendant trois jours avant de la lui faire dédicacer, et envoyé leurs cheveux, qu'elle récupérait fraîchement coupés chez le coiffeur, à des admiratrices. On ne l'appelle plus pour faire la bringue chez Roy Orbison. Sa vie a changé. Mais excessivement discrète, cette sexagénaire de Liverpool, qui n'a jamais essayé de se faire du fric sur le dos de ses employeurs, a accepté de raconter son histoire pour montrer à ses petits-enfants qu'ils ont une grand-mère cool. Dommage que ce docu sans inspiration ni cachet de Ryan White (toutes ces histoires plus ou moins savoureuses ne pouvaient-elles être racontées ailleurs qu'en mode interrogatoire/confessions dans un salon vieillot?) ne soit pas à la hauteur de son sujet.

  • DOCUMENTAIRE DE RYAN WHITE. 2013.
  • Dimanche 31 août 2014 à 22h35 sur Arte.
Embauchée par le manager du groupe Brian Esptein en 1962, alors qu'elle n'avait que 17 ans, elle fut la secrétaire à la place la plus convoitée du monde. Celle des Beatles. Pendant dix ans, Freda Kelly a supervisé le fan club des quatre garçons dans le vent. Elle a lu des milliers de lettres enamourées auxquelles elle a répondu. Fait dormir Ringo sur une taie d'oreiller pendant trois jours avant de la lui faire dédicacer, et envoyé leurs cheveux, qu'elle récupérait fraîchement coupés chez le coiffeur, à des admiratrices. On ne l'appelle plus pour faire la bringue chez Roy Orbison. Sa vie a changé. Mais excessivement discrète, cette sexagénaire de Liverpool, qui n'a jamais essayé de se faire du fric sur le dos de ses employeurs, a accepté de raconter son histoire pour montrer à ses petits-enfants qu'ils ont une grand-mère cool. Dommage que ce docu sans inspiration ni cachet de Ryan White (toutes ces histoires plus ou moins savoureuses ne pouvaient-elles être racontées ailleurs qu'en mode interrogatoire/confessions dans un salon vieillot?) ne soit pas à la hauteur de son sujet.